Cortaillod va lancer l'étude d'une commune labellisée bio

Une majorité du Conseil général de Cortaillod soutient la motion des Verts en faveur d'un label bio pour les espaces publics communaux. Elle enterre en revanche l'idée d'un Conseil communal à sept membres.
23 oct. 2019, 05:30
/ Màj. le 23 oct. 2019 à 05:30
Un label bio attribué à la commune de Cortaillod s'étendrait-il aux vignes? Une des questions que devra se poser le Conseil communal.

C’est avec l’appui de la plupart des conseillers généraux socialistes et UDC, mais contre l’avis du PLR, que les Verts de Cortaillod ont fait passer leur motion en faveur d’une commune bio mardi soir. L’exécutif du village viticole du Littoral devra donc se mettre au travail et détailler, dans un rapport à venir, les étapes à franchir pour obtenir le label «Bourgeon» attestant du respect du cahier des charges de Bio Suisse. Elle serait alors la première commune neuchâteloise à y parvenir.

Peut-être pas si loin

Suppression des pesticides de synthèse et des engrais chimiques, achat, voire production de plantons bio, recours à des prédateurs naturels contre les ravageurs: ce sont autant de nouvelles voies que devrait emprunter Cortaillod, ont plaidé les élus écologistes, qui soutiennent des «réponses locales ambitieuses» à la situation globale actuelle. «Mais la commune n’en est peut-être pas si éloignée», a lancé Philippe Hadorn, plein d’espoir.

Gestion sans certification

Si le message a été reçu cinq sur cinq par une majorité des socialistes – qui s’interrogent sur la possibilité d’élargir la réflexion aux vignes -, les libéraux-radicaux, eux, se sont montrés plus circonspects. «Une gestion durable peut se faire sans certification», a prétendu Quentin Jucker au nom de son groupe. Il a d’ailleurs fait remarquer que Cortaillod ne disposait pas d’horticulteur bio, ce qui rendait impossible un approvisionnement local.

Au final, les partisans de la motion ont toutefois eu gain de cause, en partie grâce à l’apport des voix du groupe UDC.

Non à un exécutif à sept

Auparavant, ce dernier avait pourtant dû reconnaître sa défaite sur la question de la taille du Conseil communal. Socialistes et PLR ont clairement rejeté l’idée d’une augmentation de ses membres de cinq à sept. «Un emplâtre sur une jambe de bois», a résumé la socialiste Odile Duvoisin, pour qui une amélioration passe par un regroupement des forces communales (en clair, des fusions) et une professionnalisation du job de conseiller communal.

Exactement ce que rejette le groupe UDC, très attaché à la fonction de milice...

par Stéphane Devaux