Le groupe Nexans restructure. Onze postes supprimés à Cortaillod

Le groupe Nexans a annoncé une réorganisation de ses activités en Europe. Si un peu moins de 500 emplois seront biffés en France, Allemagne et en Norvège, le site de Cortaillod est légèrement touché, avec 11 postes supprimés.
07 août 2015, 15:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Onze postes seront supprimés chez Nexans Suisse pour réduire les coûts indirects.

Une consultation des partenaires sociaux est lancée, donc ces suppressions de postes sont pour l'instant encore des intentions. En Suisse, sur les 11 postes concernés (aux achats, aux finances, à l'assurance qualité et à l'informatique), le directeur Francis Krähenbühl entend proposer des solutions à une majorité de personnes touchées. Retraites, préretraites, solutions internes en profitant des changements en cours liés à la concentration de toutes les activités de Nexans Suisse sur le site de Cortaillod: le pire des scénarios verrait quatre licenciements prononcés, "Mais nous avons le temps pour trouver des solutions, puisque la mise en oeuvre de la réorganisation s'étale jusqu'en 2017", ajoute Francis Krähenbühl.

Sur le plan européen, le projet de réorganisation doit permettre de réduire les coûts ainsi que certaines capacités de production. Selon les médias norvégiens, deux sites de production pourraient d'ailleurs être fermés dans ce pays. Au total, "les adaptations conduiraient à la suppression de 478 postes et à la création de 46 postes en Europe", indique le groupe, basé en France.

A Cortaillod, les affaires sont "calmes, mais il n'y a rien d'inquiétant", commente le directeur de Nexans Suisse. Le projet de concentration des activités "avance comme prévu, et nous avons même engagé à ce jour une soixantaine de nouveaux collaborateurs", précise-t-il. En effet, tous les employés du site de Breitenbach n'ont pas souhaité venir travailler à Cortaillod, pour des raisons d'éloignement. Parmi les nouveaux venus, une douzaine de personnes au chômage: "La collaboration avec les services de l'Etat est excellente", souligne Francis Krähenbühl, "et nous participons dans la mesure de nos possibilités au New Deal lancé par le Service de l'économie, dans le but d'engager au maximum des demandeurs d'emplois de la région."