La Chaux-de-Fonds: les squatteurs du LAC autorisés à rester 5 mois

L'Etat autorise les squatteurs du LAC à rester dans sa propriété chaux-de-fonnière jusqu'au 31 mars, sans payer de loyer.
30 oct. 2020, 10:18
/ Màj. le 30 oct. 2020 à 10:37
L'Etat autorise les squatteurs à passer l'hiver dans sa villa et les invite à s'approcher ensuite de la Ville pour trouver une solution.

L’Etat et le collectif LAC (Laboratoire Autogéré de Création) ont trouvé un accord concernant l’occupation provisoire par les membres du collectif du bâtiment propriété de l’Etat situé rue des Crêtets 91, à La Chaux-de-Fonds.

Un contrat de prêt à usage a été signé et le collectif pourra occuper les locaux jusqu’au 31 mars 2021.

Pour rappel, après avoir occupé temporairement le bâtiment sis rue de la Cure 3, à La Chaux-de-Fonds, appartenant à l’Etat de Neuchâtel, et qui hébergera prochainement le projet Espace, le collectif LAC occupe depuis le 9 octobre cet autre bâtiment de l’Etat, proche du giratoire des Crêtets.

Le collectif cherche en effet des locaux adaptés à son solide projet de nature à la fois culturelle et sociale, devant quitter au 31 octobre 2020 ceux qu’il occupait jusqu’à ce jour rue de l’Hôtel-de-Ville.

Suite aux discussions constructives menées ces derniers jours, les autorités cantonales et le collectif LAC se sont entendus à propos de l’occupation provisoire de la villa de la rue des Crêtets.

A la Ville de résoudre la question ensuite

Le collectif pourra occuper les locaux temporairement, jusqu’au 31 mars 2021. Il n’est pas question de loyers.

En contrepartie, le collectif assumera toutes les charges (chauffage, électricité, eau, petits travaux éventuels) de l’immeuble pour la durée du prêt. À l’échéance, le collectif s’engage à quitter les lieux sans condition et à les restituer au prêteur dans l’état dans lequel il les a trouvés.

Les parties se réjouissent de l’accord trouvé qui offre au collectif LAC une solution d’hébergement pour cet hiver tout en ménageant les possibilités d’affectation future du bâtiment par l’Etat.

Pendant cette période, le collectif va poursuivre, comme le Conseil d’Etat l’a invité à le faire, ses contacts, notamment avec les autorités de la Ville de La Chaux-de-Fonds, pour résoudre à plus long terme la question de son logement.

par Sylvie Balmer