20,08 francs de salaire minimum à Neuchâtel

Le salaire minimum de base s’élèvera à 20,08 francs de l’heure dès le 1er janvier 2022 dans le canton de Neuchâtel. Chez les agriculteurs, viticulteurs et horticulteurs, le tarif sera de 17,07 francs/heure.
21 oct. 2021, 11:05
/ Màj. le 21 oct. 2021 à 14:59
Le premier salaire minimum cantonal de Suisse est en vigueur à Neuchâtel depuis le 4 août 2017.

Le Conseil d’Etat de Neuchâtel a annoncé le montant du salaire minimum pour l’année 2022. Celui-ci sera désormais de 20fr.08/heure (contre 19fr.90 en 2021) tandis que dans les secteurs de l’agriculture, de la viticulture et de l’horticulture, il s’élèvera à 17fr.07/heure (16fr.92 en 2021).

Ce montant est adapté chaque année conformément à l’art. 32d de la loi sur l’emploi et l’assurance chômage (LEmpl) du 25 mai 2004. Il suit l’évolution de l’indice suisse des prix à la consommation du mois d’août de l’année précédente, l’indice de base étant celui du mois d’août 2014.

Au niveau suisse

Dans le reste du pays, quatre autres cantons ont déjà introduit le salaire minimum généralisé entre 2017 et 2021. Il s’agit du Jura (20 francs), du Tessin (entre 18,75 et 19,25 francs) de Genève (23 francs) et de Bâle-Ville (21 francs). Ce dernier fut le premier canton alémanique à l’instaurer.

Les cantons doivent continuer à établir et faire respecter les salaires minimaux en vigueur sur leur territoire, y compris pour les travailleurs détachés par des entreprises européennes. Suivant le Conseil des Etats, la commission compétente du National a proposé mercredi 20 octobre de ne pas entrer en matière sur un projet du Conseil fédéral. Celui-ci vise à éviter que des employeurs étrangers ne pratiquent la sous-enchère salariale, et répond à une demande du Parlement.

Par 12 voix contre 11 et une abstention, la commission a estimé que le projet pourrait miner le partenariat social et que ce domaine relève de la compétence des cantons, indiquent mercredi les services du Parlement. Une minorité a pointé qu’une très large majorité des cantons s’est montrée favorable à ce projet, dont la mise en œuvre permet de garantir la sécurité juridique et protège les travailleurs suisses.

Le Conseil national se prononcera sur l’entrée en matière à la session d’hiver.


par ATS Rédaction,Victoria Javet