Un cessez-le-feu sous conditions

02 août 2015, 19:52
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil, a déclaré hier lors d'une conférence de presse à Benghazi que la rébellion était prête à un cessez-le-feu. A condition que Mouammar Kadhafi et ses fils quittent la Libye et que ses forces se retirent des villes sous leur contrôle. «L'objectif de la révolution est la libération de la Libye, l'unification de son territoire avec Tripoli comme capitale.»

Moustapha Abdeljalil avait rencontré auparavant l'envoyé spécial de l'ONU en Libye, le Jordanien Abdel Ilah Khatib. Ce dernier a indiqué avoir rencontré la veille à Tripoli de hauts responsables du régime libyen pour les appeler à respecter un cessez-le-feu et autoriser l'entrée d'aide humanitaire en Libye. Le régime de Mouammar Kadhafi a rejeté hier soir les conditions de ce cessez-le-feu.

A Londres, Mohamed Ismail, conseiller de Saif al Islam Kadhafi, le fils aîné du dirigeant libyen, aurait rendu visite à des proches et la Grande-Bretagne aurait saisi l'occasion pour lui adresser des messages très fermes à propos du régime. Par ailleurs, les rebelles ont affirmé que les kadhafistes avaient soumis la ville de Misrata, la dernière grande ville de l'ouest aux mains des insurgés, à d'intenses bombardements. Les troupes loyalistes auraient attaqué les magasins et les habitations du centre-ville, à en croire les insurgés.

Selon un haut gradé américain, le plus gros problème rencontré par la coalition ces derniers jours est lié aux mauvaises conditions météorologiques. Des avions chargés des frappes ne peuvent pas «voir les cibles avec précision», a indiqué l'amiral Mike Mullen. /ats-reuters-afp