La réconciliation de toutes les discordes

Le Hamas et le Fatah reprennent le dialogue.
03 août 2015, 08:50
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Le président palestinien Mahmoud Abbas a estimé hier que l'accord de réconciliation conclu la veille avec le Hamas allait «favoriser les négociations» de paix avec Israël. Son homologue israélien Shimon Peres y voit, lui, un obstacle à la paix.

En effet, les mouvements rivaux palestiniens du Hamas et du Fatah réunis mercredi au Caire ont convenu de former un gouvernement transitoire. Ce cabinet devra organiser des élections présidentielle et législatives d'ici un an, a-t-on appris auprès d'une source officielle égyptienne et du Fatah.

Les délégations «sont parvenues à un accord complet après des discussions sur tous les points, dont la formation d'un gouvernement de transition et le choix d'une date pour les élections», a indiqué l'agence officielle égyptienne Mena, citant un communiqué diffusé à l'issue de la réunion.

«Nous escomptons que ce qui a été réalisé hier (mercredi au Caire) entre le Fatah et la Hamas favorise les négociations», a déclaré M. Abbas à l'issue d'une rencontre à Ramallah avec les auteurs d'un nouveau plan de paix lancé par des personnalités israéliennes indépendantes. L'accord de réconciliation ne mentionne pas les principes du Quartette sur le Proche-Orient (Etats- Unis, Russie, ONU et Union européenne).

Ce dernier exigeait notamment des Palestiniens la fin des violences. «Lors de nos discussions sur le programme du gouvernement d'union nationale, un des points de divergences était les conditions du Quartette mais, dans l'accord actuel, le Quartette a disparu et nous n'avons fait aucune référence à ses conditions», a dit Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas dans une conférence de presse au Caire.

Du côté israélien, Shimon Peres a de son côté dénoncé l'accord entre le Fatah et «l'organisation terroriste du Hamas». Le leader travailliste, prix Nobel de la paix, y voit «une grave erreur qui empêchera l'établissement d'un Etat palestinien et va saborder les chances de paix et de stabilité dans la région». Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman, chef du parti ultra nationaliste Israël Beitenou, a pour sa part menacé l'Autorité palestinienne d'un «vaste arsenal de mesures» de rétorsion. / ats-afp-reuters