Irak: un attentat au début de l'Aïd al-Adha fait douze morts ce mardi

Un attentat ayant visé des fidèles participant à la prière marquant le début de l'Aïd al-Adha, plus grande fête musulmane, a fait douze morts à Kirkouk dans le nord de l'Irak.
07 août 2015, 11:54
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Neuf personnes ont été tuées dans un attentat ayant visé mardi des fidèles à Kirkouk, dans le nord de l'Irak, selon la police et un médecin. L'explosion s'est produite après la prière marquant le début de l'Aïd al-Adha, la plus grande fête musulmane.

Douze fidèles ont été tués mardi dans un attentat à la sortie d'une mosquée de Kirkouk, dans le nord de l'Irak. Cela au premier jour de l'Aïd al-Adha, la plus importante des fêtes musulmanes, dans un contexte de violences croissantes depuis le début de l'année.

Vingt-six personnes ont en outre été blessées par la bombe qui a explosé à 07h55 (06h00 en Suisse) au milieu d'une foule de fidèles devant la mosquée sunnite Al-Qods dans le sud de cette ville multi-communautaire, selon la police et un médecin, en ce premier jour de l'Aïd al-Adha ou fête du sacrifice.

Après l'attentat, des corps en sang ont été évacués à bord d'un petit pick-up de la police et des flaques de sang maculaient la chaussée, selon un photographe. "Que Dieu se venge des malveillants!", criaient des fidèles en colère.

La ville pétrolière de Kirkouk est le chef-lieu d'une province éponyme, mosaïque ethnique et confessionnelle où cohabitent Kurdes, Arabes et Turcomans, sunnites et chiites, et souvent théâtre de violences.

Regain de violences

A l'occasion de la fête de l'Adha, l'émissaire de l'ONU Nickolay Mladenov a appelé lundi à l'unité en Irak: "Pour cette occasion et en ce moment crucial, je voudrais plaider pour l'unité et la compréhension parmi tous les Irakiens et leurs dirigeants politiques, religieux et civils".

Le pays connaît depuis le début de l'année un regain de violences, sur fond d'impasse politique qui pourrait, selon des experts, se prolonger jusqu'aux élections législatives prévues en 2014.

Les attentats sont quotidiens et les bilans des quatre derniers mois renouent avec le niveau de violence de 2008, lorsque le pays sortait difficilement d'une quasi-guerre civile entre sunnites et chiites, avec des bilans mensuels oscillant désormais entre 800 et 1000 morts.

Ceci se passe en dépit des opérations, parmi les plus importantes depuis le retrait en 2011 des troupes américaines, menées ces deux derniers mois par les forces de sécurité.