Etats-Unis: les professeurs de Floride vont pouvoir être armés en classe

Afin d'éviter de nouvelles tueries en milieu scolaire, le Parlement de l'Etat de Floride a approuvé mercredi une loi prévoyant que les professeurs pourront s'armer. Ils devront préalablement avoir suivi une formation de maniement des armes pendant 144 heures.
02 mai 2019, 07:09
/ Màj. le 02 mai 2019 à 07:06
Après la tuerie de Parkland, le président Donald Trump avait proposé d'armer les enseignants aux Etats-Unis.

Le parlement de l'Etat américain de Floride a adopté mercredi une loi autorisant les enseignants à porter une arme à feu en classe. Cette mesure, dont l'efficacité reste à prouver, est extrêmement controversée.

L'objectif de la nouvelle loi, qui devrait être promulguée sans hésitation par le gouverneur républicain de Floride Ron DeSantis, est d'éviter une nouvelle tuerie en milieu scolaire, après celle dans un lycée de Parkland, où un ancien élève avait abattu 17 personnes le 14 février 2018.

Le texte a été approuvé mercredi par 65 voix contre 47 à la chambre des représentants de Floride, après avoir obtenu la semaine dernière la majorité au Sénat local. La loi prévoit que les professeurs puissent s'armer sur la base du volontariat, après avoir suivi une formation au maniement des armes de 144 heures.

 

 

"La recette pour une tragédie"

Les opposants à la mesure soutiennent que la solution aux violences par armes à feu ne peut être d'autoriser davantage d'armes à feu. Ils s'alarment du danger d'accident chez des enseignants catapultés de facto dans une mission policière et qui pourraient, face à de vrais policiers, être pris par erreur pour un tireur dangereux.

"Armer les enseignants est la recette pour une tragédie", a commenté la représentante démocrate de Floride Val Demings, ex-chef de la police de la ville d'Orlando. "La véritable solution est de garder les armes hors d'accès des mains néfastes".

Après la tuerie de Parkland, le président Donald Trump avait proposé d'armer les enseignants aux Etats-Unis, mais avait refusé d'envisager l'interdiction des fusils d'assaut, un type d'arme très létal utilisé le jour du massacre.