Espagne: les dirigeants indépendantistes catalans sont condamnés jusqu’à 13 ans de prison

En octobre 2017, des dirigeants indépendantistes catalans participent à une tentative de sécession. Deux années plus tard, neuf d’entre eux sont condamnés entre 9 et 13 ans de prison et les trois autres sont amendés.
14 oct. 2019, 10:15
/ Màj. le 14 oct. 2019 à 11:02
Les dirigeants catalans avaient fait une tentative de sécession de la Catalogne en 2017. (Archives)

La Cour suprême espagnole a condamné lundi neuf des douze dirigeants catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. Ils écopent de peines allant de neuf à treize ans de prison pour sédition et détournement de fonds publics.

Ces peines sont nettement inférieures à celles réclamées par le parquet qui avait requis jusqu’à 25 ans de prison dans le cas de l’ancien vice-président régional Oriol Junqueras.

L’ancien vice-président régional catalan Oriol Junqueras a écopé de 13 ans de prison, la plus lourde peine des douze indépendantistes jugés de février à juin par la haute instance judiciaire du pays. Les juges ont écarté les accusations de rébellion émises par le parquet qui avait requis jusqu’à 25 ans de prison à l’encontre de Junqueras, numéro un du parti Gauche républicain de Catalogne (ERC), qui était le principal accusé en l’absence de l’ex-président catalan Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique.

 

 

Huit autres indépendantistes ont été condamnés à des peines allant de 9 à 12 ans de prison pour sédition, et certains également pour détournements de fonds publics. Figurent parmi eux l’ancienne présidente du parlement catalan Carme Forcadell, les dirigeants des puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart et cinq anciens «ministres» régionaux.

Ces neuf indépendantistes étaient en détention provisoire, pour certains depuis deux ans. Trois autres ont été condamnés à des amendes.

 

 

Cette sentence risque de relancer la tension dans cette région que le séparatisme maintient en ébullition depuis près de dix ans. L’arrêt de la Cour suprême replace la question catalane au centre du débat politique à moins d’un mois des élections législatives du 10 novembre.