Attentats du 13 novembre: il s'est fait passer pour une victime du Bataclan, six mois de prison ferme

Un homme a été condamné vendredi à six mois de prison ferme car il s'est fait passer pour une victime du massacre qui a touché le Bataclan à Paris le 13 novembre 2015. Il avait notamment réclamé une indemnisation auprès du fonds public de soutien aux victimes du terrorisme.
02 déc. 2017, 09:03
/ Màj. le 02 déc. 2017 à 09:04
Le jeune ambulancier avait raconté avec force détails aux médias, ce qu'il disait avoir vécu au Bataclan dans la soirée du 13 novembre 2015, pendant l'attaque d'un commando djihadiste, qui avait fait 90 morts.

Un homme, qui s'était fait passer pour une victime du massacre de 2015 dans la salle de concerts du Bataclan à Paris, en France, a été condamné vendredi à six mois de prison ferme. Il n'était pas présent sur les lieux au moment de l'attaque.

L'homme de 29 ans a été condamné par le tribunal de Versailles à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour "tentative d'escroquerie" au détriment du fonds d'aide aux victimes.

Ce jeune ambulancier avait raconté avec force détails aux médias, ce qu'il disait avoir vécu au Bataclan dans la soirée du 13 novembre 2015, pendant l'attaque d'un commando djihadiste, qui avait fait 90 morts.

 

 

Selon son récit, il buvait un verre avec deux amis quand il a vu arriver les tireurs. Une "femme enceinte" avait alors "pris les balles qui (lui) étaient destinées", disait-il.

Tatouage

Après l'attaque, l'homme avait réclamé une indemnisation auprès du fonds public de soutien aux victimes du terrorisme, mais sa requête était restée sans suites, faute de preuves suffisantes.

Intégré aux groupes de survivants des attentats, il s'était fait faire un tatouage - comme de nombreuses autres victimes - qui représentait une Marianne, le symbole de la république française, dressée devant la salle du Bataclan.

Les enquêteurs s'étaient intéressés à son cas un an après, car il n'avait pas porté plainte et des incohérences avaient été relevées dans son récit, notamment le fait qu'aucune femme enceinte n'avait perdu la vie ce soir-là, selon une source proche du dossier.

Au moins sept personnes ont été condamnées pour tentative d'escroquerie ou escroquerie depuis la série d'attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, au nord de la capitale, qui avait fait 130 morts et des centaines de blessés.