Attaque à l’arc en Norvège: la santé mentale de l’auteur en question

Espen Andersen Bråthen, un Danois de 37 ans converti à l’islam, a reconnu être l’auteur de l’attaque à l’arc qui a fait 5 morts et 3 blessés dans le sud-est de la Norvège. Une juge se prononcera ce vendredi sur son placement en détention provisoire.
15 oct. 2021, 09:56
/ Màj. le 15 oct. 2021 à 10:26
Espen Andersen Bråthen fait l'objet d'une évaluation psychiatrique.

Psychiatrie ou «acte terroriste»? L’homme de 37 ans qui a avoué être l’auteur d’une attaque meurtrière à l’arc en Norvège a été confié aux services de santé, a annoncé vendredi la justice norvégienne, alimentant les questions sur son état mental.

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«Il a été pris en charge par les services de santé jeudi soir à la suite d’une évaluation de son état de santé», a déclaré à l’AFP la procureure Ann Iren Svane Mathiassen.

Des doutes planent sur l’état psychiatrique, et donc la responsabilité pénale, du Danois soupçonné de radicalisation islamiste qui a reconnu avoir tué cinq personnes et en avoir blessé trois autres mercredi à Kongsberg (sud-est) où il réside. Il avait commencé jeudi à faire l’objet d’une évaluation psychiatrique dont les conclusions devraient prendre plusieurs mois.



Une juge doit se prononcer ce vendredi sur son placement en détention provisoire, sans présence physique du suspect. Les autorités ont demandé une détention de quatre semaines, dont les deux premières à l’isolement. En cas de décision positive, il ne serait pas incarcéré mais laissé sous la responsabilité des médecins, a précisé Ann Iren Svane Mathiassen.

Troubles mentaux?

Si les attaques portent la marque d’un «acte terroriste» selon elles, les autorités norvégiennes n’excluent pas non plus la possibilité de troubles mentaux.

Il n’y aucun doute que l’acte lui-même a des apparences qui font penser que ça peut être un acte terroriste.
Hans Sverre Sjøvold, chef des services de sécurité PST

«Il n’y aucun doute que l’acte lui-même fait penser en apparence qu’il peut s’agir d’un acte terroriste mais il importe maintenant que l’enquête avance et que l’on clarifie les motivations du suspect», a déclaré le chef des services de sécurité PST, Hans Sverre Sjøvold, jeudi. «C’est une personne qui a fait des allers-retours dans le système de santé pendant un certain temps», a-t-il souligné.

Signalé dans le passé pour radicalisation, le suspect, converti à l’islam il y a quelques années, a admis lors de son interrogatoire avoir commis l’attaque, armé notamment d’un arc et de flèches.