Argentine: il désapprouve la vie sentimentale de sa fille et tue l'amant

Deux hommes ont tiré jeudi sur un député argentin et l'un de ses amis. près du Parlement à Buenos Aires. Les premiers éléments de l'enquête révèlent que l'attaque était une sombre affaire de famille. L'un des tireurs réprouvait la relation du haut fonctionnaire avec sa fille.
11 mai 2019, 11:48
/ Màj. le 11 mai 2019 à 11:46
Le député argentin Hector Olivares a été blessé jeudi et son collaborateur tué par des tirs nourris à Buenos Aires.

Jeudi, un député argentin a été blessé et son collaborateur tué par des tirs nourris. Vendredi, les enquêteurs privilégiaient la thèse du règlement de comptes familial: un des tireurs désapprouvait la relation sentimentale de sa fille de 24 ans avec la victime.

Juan Jesus Fernandez, surnommé "le Gitan", et José Navarro Cadiz, "l'Oignon", qui ont ont ouvert le feu sur le député Hector Olivares et son ami Miguel Yadon, ont été respectivement arrêtés à 300 km de Buenos Aires et en Uruguay, après avoir pris la fuite. Le premier, âgé de 42 ans a abattu Miguel Yadon car il réprouvait la relation que le haut fonctionnaire entretenait avec sa fille Estefania, selon la presse argentine.

 

 

Au lendemain de cette attaque sur la place du congrès, le député demeurait dans un état critique, dans un hôpital de la capitale argentine. Vendredi, il a été opéré une deuxième fois, mais l'intervention a dû être interrompue en raison de son état fragile. Miguel Yadon a quant à lui été tué sur le coup.

"L'affaire a été élucidée et nous confirmons qu'il ne s'agit pas d'un crime politique. La cible était Yadon. L'hypothèse (privilégiée) est une attaque à caractère privé", a déclaré la ministre de la Sécurité publique, Patricia Bullrich.

Six interpellations

Hector Olivares et Miguel Yadon marchaient sur la place située devant le parlement quand deux hommes installés dans une voiture ont ouvert un feu nourri en leur direction. Au total, six personnes ont été interpellées : outre les deux auteurs du crime, il s'agit d'Estefania Fernandez, de son compagnon Rafael Cano, ainsi que de deux autres membres de la communauté des gitans.

La police n'a eu aucun mal à retrouver la trace des principaux suspects, car Juan Jesus Fernandez a utilisé son propre véhicule pour se rendre sur les lieux du meurtre.