Comprendre nos comportements pour favoriser la transition écologique

Le changement tarde au sein de la société pour remédier aux problématiques environnementales comme l’épuisement des ressources naturelles, la pollution ou encore la perte de la biodiversité. Des recherches en neurosciences apportent des clés de compréhension et peut-être d’actions.
01 sept. 2021, 17:00
/ Màj. le 01 sept. 2021 à 17:00
Pour faire bouger les choses, il y a les marches pour le climat, mais aussi la neuroscience.

Ingrid Fumasoli, cheffe de projet au sanu, formations et conseils pour un développement durable Depuis plusieurs années, les thématiques environnementales comme l’épuisement des ressources naturelles, le changement climatique, la pollution ou encore la perte de la biodiversité sont largement communiquées et les problèmes conscientisés. Malgré cela, le changement au sein de la société pour remédier à ces problèmes tarde.

Les recherches en neurosciences apportent continuellement de nouvelles connaissances qui nécessitent intégration et application dans tous les champs de la société et plus spécialement dans celui de la transition écologique.

Par exemple, le conflit entre l’hyper consommation et la sobriété cohérente se trouve dans notre cerveau; le striatum libère de la dopamine lorsque nous assurons notre survie par l’abondance et le cortex cingulaire cherche du sens et nous incite à nous adapter. Plutôt que de recommander les «bons comportements» aux populations, il s’agit donc de résoudre ce conflit intérieur.

Par ailleurs, il existe des techniques qui permettent d’influencer les comportements sans avoir à les communiquer. En effet, nos comportements sont largement influencés par le contexte dans lequel nous évoluons, ainsi en modifiant simplement le contexte, il est facile de voir apparaître de nouveaux comportements plus respectueux de l’environnement.

Pour illustrer ce propos dans le domaine du tourisme, si les offres pour se déplacer en Europe en train se multiplient, les individus seront plus susceptibles d’utiliser ce genre de transport au profit de l’avion. Et à aucun moment il aura été conseillé aux voyageurs de prendre le train pour des questions écologiques.