Le Parc Chasseral, paradis des coléoptères

Avec 575 espèces recensées entre 2016 et 2020, le Parc régional du Chasseral est un véritable havre de paix pour les coléoptères. Parmi les spécimens répertoriés, anitys rubens n’avait jusque-là jamais été observé en Suisse.
24 févr. 2021, 12:14
/ Màj. le 24 févr. 2021 à 12:14
Les anciens arbres fruitiers sont particulièrement appréciés des coléoptères.

Entre 2016 et 2020, le Parc régional du Chasseral a procédé au recensement des espèces de coléoptères sur son site. Après 4 années d’étude, les biologistes ont pu répertorier pas moins de 575 espèces différentes. Certaines d’entre elles, très rares, restent peu observées en Suisse. C’est le cas notamment d’anitys rubens, un spécimen qui n’avait jamais été observé en Suisse, annonce ce mercredi le Parc dans un communiqué.

La dernière étape de cette longue analyse du territoire propice aux coléoptères a été consacrée à l’étude des vergers, reconnus pour leur milieu particulièrement propice. Dépendantes du bois mort ou en décomposition, de nombreux coléoptères choisissent en effet de s’établir dans d’anciens arbres fruitiers.

Des pièges ont donc été installés dans des vergers d’Orvin, de Chézard Saint-Martin et de Prêles. Pour poursuivre sur cette voie, le Parc Chasseral a mis en place une campagne de protection et de valorisation de ses arbres dits «habitats» en les marquant d’un «H».

Anitys rubens n’avait jamais été observé en Suisse. Photo: Lech Borowiec/ SP Parc Chasseral

par Victoria Javet