Ça y est! Face à Young Boys, hier, Neuchâtel Xamax a décroché sa première victoire (1-0) en match officiel de l'année, mettant même fin à une disette de dix matches. «On attendait ce succès depuis longtemps», lâchait Sébastien Wüthrich avec un petit sourire.
Ce succès, les Xamaxiens le voulaient encore plus depuis la semaine dernière, qui les avait vus échouer à la Maladière, face à Saint-Gall (0-3) - un «fiasco», pour reprendre les termes du président Bernasconi. Contre le leader, Pierre-André Schürmann voulait une réaction, il l'a eue! «Je ne peux que féliciter mes joueurs, ils ont prouvé qu'ils avaient du caractère», lançait le coach en conférence de presse.
Certes, la balle a essentiellement roulé dans les rangs bernois. Mais les Xamaxiens ont paru concentrés, à leur affaire. Leur organisation a fait plaisir à voir. «C'est un adversaire contre lequel il faut vraiment se sacrifier», précisait Carlos Varela. «Raphaël (réd: Nuzzolo) et moi savions que nous aurions moins l'occasion de monter sur les côtés.» «Contre Young Boys, on sait que l'on va souvent subir le jeu», ajoutait Sébastien Wüthrich. «Young Boys sait vraiment jouer au football, c'est pour ça qu'il faut savoir lui laisser la balle», expliquait Stéphane Besle.
Chaque fois qu'ils en avaient l'occasion, les «rouge et noir» mettaient le nez à la fenêtre, malgré... une température glaciale. Une infiltration de Raphaël Nuzzolo sur l'aile gauche - le latéral droit bernois, Christian Schneuwly, a souffert - a précédé la magnifique ouverture du score, fruit d'un superbe une-deux avec Nuzzolo-Kuljic. «Sanel me fait une superpasse dans la profondeur», décrivait le buteur. «Je suis très content pour lui, ça va lui donner confiance!»
Avec cette victoire toute d'abnégation, de solidarité, l'essentiel est acquis. Du coup, il est très difficile de mettre en exergue la prestation d'un seul Xamaxien. «On peut quand même citer «Nuzz'», le buteur», glissait malicieusement Sébastien Wüthrich. C'est juste, mais comme Pierre-André Schür-mann insiste logiquement sur les valeurs collectives, on va adresser un prix de groupe. «On a vu une équipe unie aujourd'hui, qui a su se montrer agressive», confirmait le Valaisan. «Cela prouve que ce n'est que tous ensemble que nous obtiendrons des résultats.»
A commencer par cette belle victoire. Qui fait du bien, qui permet de pousser la série de dix matches sans succès aux oubliettes. «Honnêtement, c'est un grand soulagement», avouait Carlos Varela. «Même si on essaie d'ignorer la pression, ça pèse!»
Pourtant, certains font quand même la fine bouche, se remettent en question. «C'est vrai que la joie est intérieure, mais personnellement, je suis déçu de ne pas avoir pu marquer le but de la sécurité en fin de match», regrettait Sébastien Wüthrich, qui a échoué sur Marco Wölfli à la 83e, après une montée décidée d'Omar Ismaeel.
La déception du match? Disons que Jérôme Laperrière n'a pas fait l'unanimité hier. Vladimir Petkovic expliquait que son équipe «n'avait pas eu de chance avec l'arbitre». «Ce n'est pas normal qu'on lui dise qui il doit avertir», pestait-il. «L'arbitre n'était pas pour nous, il oublie un penalty clair pour une faute sur Varela», râlait le président «rouge et noir», Sylvio Bernasconi.
Ce n'est pas faux. Mais le plus important était ailleurs, non? «On voulait s'éloigner de la barre et reprendre le wagon du haut», imageait Raphaël Nuzzolo. «Je suis content, mais il reste beaucoup de travail», glissait Stéphane Besle en guise de conclusion. A commencer par samedi prochain, à 17h45, à Bellinzone. /FTR










































