Trois cents médecins et laborantines ont protesté ce matin contre la baisse des tarifs des laboratoires dans la cour du Château de Neuchâtel. La manifestation a duré une heure, au moment de l'arrivée des députés à la session du Grand Conseil.
Des calicots brandis par les manifestants affirmaient: «Le médecin de famille doit garder ses outils» ou encore «Le lobby des assureurs fait de la politique avec vos cotisations». La plupart des participants au rassemblement arboraient des blouses blanches.
Les manifestants se sont réunis à l'appel de l'Association neuchâteloise des médecins omnipraticiens (ANMO), qui regroupe les généralistes. Ils ont demandé le maintien au niveau fédéral «d'une médecine de premier recours performante avec des outils adéquats».
Ils ont aussi exigé du canton qu'il favorise la formation de médecins généralistes dans les cabinets et les hôpitaux. Selon un document distribué pendant la manifestation, la moitié des généralistes dans le canton de Neuchâtel sont âgés de plus de 55 ans
Relève étriquée
Quelque 70 médecins de famille auront pris leur retraite dans dix ans, a indiqué un généraliste présent dans la cour du Château. Selon lui, les conditions d'exercice de la médecine générale dissuadent les jeunes de prendre la relève. «Pascal Couchepin commet un homicide par négligence».
La baisse des tarifs menace la survie des laboratoires médicaux, a ajouté le praticien. Privés de leur outil de travail, les généralistes «deviendront des médecins aux mains nues et ce sera le bal des urgences». /ats
VIDÉO Interviews de Jean-Daniel Pauchard, médecin généraliste à Fontainemelon, Francine Glassey-Perrenoud, médecin interniste à La Chaux-de-Fonds, Yves Collioud-Robert, médecin généraliste à Boudry, et Stéphane Reymond, médecin généraliste aux Ponts-de-Martel. /ng



























