L'AIJ propose deux scénarios pour résoudre politiquement le conflit jurassien: un nouveau canton formé du Jura et du Jura bernois ou le statu quo+, soit le maintien du Jura bernois dans le giron bernois. Ces deux pistes seront détaillées lors de ces séances ouvertes à la population et aux corps constitués, notamment au Conseil du Jura bernois (CJB).
Modalités des séances
«L'AIJ a toute latitude pour organiser ces séances d'information», explique Jean-Christophe Geiser, responsable du dossier au Département fédéral de justice et police (DFJP). L'AIJ pourra décider du nombre de séances et du lieu. Elle aura à trancher si Bienne, qui n'est pas citée dans le mandat, sera associée d'une façon ou d'une autre aux séances.
Gouvernement et Parlement jurassiens sont opposés à la présence de la ville bilingue dans ce processus alors que le canton de Berne estime qu'il n'existe pas de solution à la «Question jurassienne» sans y associer Bienne. Mais l'AIJ devra surtout éviter que ces séances ne deviennent des tribunes pour les mouvements de lutte autonomistes ou antiséparatistes.
Le mandat signé lundi soir à Berne, dans le cadre de la Conférence tripartite, présidée par la cheffe du DFJP Eveline Widmer- Schlumpf, prévoit que l'AIJ remette le 30 novembre au plus tard son rapport sur le déroulement de cette phase d'information. Le DFJP ne mentionne pas l'éventualité d'une consultation populaire.
Divergences
Reste qu'en dépit de la signature de cet accord sous les auspices de la Confédération, les cantons de Berne et du Jura restent pour le moins profondément divisés sur la «Question jurassienne». Pour le Jura, sa résolution passe par la réunification. Pour Berne par le maintien des frontières cantonales. /ats



























