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29.05.2012, 19:09 - Suisse
Actualisé le 29.05.12, 19:24

Le National veut interdire les produits dérivés de phoques et l'importation de cétacés

Quelque 90'000 phoques seraient tués chaque année.
Crédit: KEYSTONE

Le Conseil national a largement adopté mardi une motion demandant l'interdiction d'importer des produits dérivés du phoque. Le texte passe aux Etats.

Un texte, déposé par Oskar Freysinger (UDC/VS), demande que la Suisse interdise d'importer des produits dérivés du phoque. Autrement dit que le pays s'aligne sur la législation européenne en vigueur depuis août 2010. Le texte passe aux Etats.

"La chasse aux bébés phoques est une pratique indigne de la race humaine", a déclaré le Valaisan. En outre, elle ne vise pas du tout à réguler l'espèce mais a un but purement commercial pour les peaux, a-t-il ajouté.

La commission de la science, de l'éducation et de la culture de la Chambre du peuple est à l'unanimité sur la même longueur d'onde. "Il ne faut pas qu'après l'interdiction décidée par l'Union européenne (UE) en 2010 la Suisse devienne une plaque tournante pour l'importation et le commerce de ce type de produits", a ajouté Chantal Galladé (PS/ZH) au nom de la commission.

Le Conseil national a donc adopté le texte par 132 voix contre 28. Il avait déjà voté pour une telle interdiction, mais les Etats avaient rejeté le texte en septembre 2010 à trois voix près. Ce vote avait suscité une vague d'indignation. La fondation Franz Weber avait recueilli près de 100'000 signatures pour relancer une interdiction des produits dérivés de phoque en Suisse.

Le Conseil fédéral était opposé à la motion, arguant qu'une interdiction générale est problématique au vu des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le Canada et la Norvège ont en effet lancé diverses initiatives pour contrer la législation de l'UE.

Chasse traditionnelle pas concernée

La motion ne concerne pas les produits provenant de la chasse traditionnelle pratiquée par les Inuits et d'autres communautés indigènes. Suite aux mesures prises par l'UE, 38'000 animaux ont été abattus au printemps 2011 contre 67'000 en 2010.

L'interdiction décidée par l'UE porte sur l'huile, la peau et d'autres produits dérivés utilisés dans la cosmétique ou la médecine. Les fourrures sont prisées pour les manteaux ou les bonnets.

Selon certaines estimations, quelque 90'000 sont tués chaque année. Hormis au Canada, la chasse aux phoques se pratique au Groenland et en Namibie.

L'importation des dauphins et des baleine sera interdite
 
L'importation des dauphins et baleines sera interdite en Suisse. Le National a suivi mardi le Conseil des Etats sur ce point sensible de la révision de la loi sur la protection des animaux, qui est désormais sous toit. Une solution plus souple n'a pas trouvé grâce devant le plénum.

Une minorité de la commission, emmenée par Kathy Riklin (PDC/ZH), a proposé, au lieu d'interdire l'importation, de n'autoriser la détention que si l'expertise d'un spécialiste désigné par l'Office vétérinaire fédéral (OVF) conclut que l'installation est conforme aux besoins des animaux.

La Chambre du peuple a refusé cette variante par 99 voix contre 72, estimant dans sa majorité que les delphinariums et les zoos ne sont pas adaptés aux besoins des dauphins et des baleines, qui aspirent à de grands espaces et un cadre de vie adapté à leur espèce.

Isabelle Chevalley (PVL/VD), qui est à l'origine de cette disposition sur les dauphins, a notamment cité plusieurs études qui montrent que le taux de mortalité de ces cétacés est plus élevé en captivité que dans la nature. "On ne peut que se réjouir de la disparition des delphinariums", a lancé pour sa part Matthias Aebischer (PS/BE).

Connyland touché

Cette disposition touche directement le parc d'attraction Connyland, à Lipperswil (TG), qui reste le seul delphinarium en Suisse. Son directeur Erich Brandenberger avait annoncé récemment qu'il lancerait un référendum si l'interdiction d'importer des dauphins était acceptée.

La polémique sur la détention des dauphins en Suisse est étroitement liée au parc Connyland, où huit de ses animaux sont décédés en trois ans. Les causes de ces décès sont controversées.

Dignité et bien-être

Globalement, la loi révisée adoptée par le Parlement renforce la protection des animaux, en mettant l'accent sur leur dignité et leur bien-être. Le texte interdit par exemple le transit des animaux d'abattage via les routes suisses. Seul leur transport par rail ou avion est désormais admis, ce qui règle le sort des transports des animaux entassés dans des camions.

La loi précise aussi que le transport international d'animaux à titre professionnel est soumis à autorisation.

S'agissant des expérimentations animales, l'OVF devra publier le but, le nombre d'animaux utilisés par espèce et la gravité de la contrainte leur ayant été imposée. Un système informatique centralisé de gestion des expériences sera créé, mais le public n'y aura pas accès.

Source: ATS



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