oubli mot de passe
login Inscription | Abonnement
13.07.2012, 15:11 - Neuchâtel et Littoral
Actualisé le 13.07.12, 16:23

Les Raéliens déboutés dans une affaire d'affiche censurée à Neuchâtel

Le Mouvement raélien affirme que la vie sur Terre a été créée il y a 25'000 ans par des extraterrestres, que Raël (Claude Vorilhon) affirme avoir rencontrés.
Crédit: KEYSTONE

La Cour européenne des droits de l'homme a débouté le Mouvement raélien dans une affaire d'affiche censurée à Neuchâtel en 2001.

La Suisse n'a pas violé la liberté d'expression du Mouvement raélien en lui interdisant une campagne d'affichage, a estimé la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) vendredi. Celle-ci s'est prononcée dans un arrêt définitif confirmant une première décision.

En 2001, la branche suisse de la secte créée en 1973 par le Français Claude Vorilhon, dit Raël, s'était vu refuser par la police de Neuchâtel l'autorisation de coller des affiches, où apparaissaient notamment des extraterrestres et qui mentionnait un numéro de téléphone et une adresse Internet.

Alors que cette campagne avait été autorisée ailleurs dans la Confédération, le canton invoquait des activités du mouvement contraires à l'ordre public.

Clonage, "géniocratie" et pédophilie

Les autorités mettaient en avant sa promotion du clonage humain et de la "géniocratie", un modèle politique dans lequel les dirigeants devraient être choisis en fonction de leur quotient intellectuel. Un tribunal fribourgeois avait en outre pointé les ambiguïtés du discours de la secte vis-à-vis de la pédophilie.

Le refus d'affichage avait été confirmé en 2005 par le tribunal administratif du canton de Neuchâtel et le Tribunal fédéral (TF). Celui-ci avait considéré que le fait d'ouvrir l'espace public à cette campagne d'affichage controversée aurait donné l'impression que l'Etat lui apportait sa caution.

En janvier 2011, la CEDH avait débouté les Raéliens dans un arrêt de chambre. Le mouvement avait ensuite obtenu que l'affaire soit renvoyée devant la Grande chambre, l'instance suprême de la Cour de Strasbourg.

Lors d'une audience en novembre dernier, son avocat avait fait valoir que se dire favorable au clonage n'était pas en soi illicite et déploré des "procès d'intention" en matière de pédophilie. Selon lui, il était par ailleurs contradictoire d'interdire des affiches renvoyant vers un site Internet, alors que ni la secte ni l'accès au site n'étaient interdits.

Interdiction limitée

Mais la CEDH a estimé vendredi, par neuf voix contre huit, que la liberté d'expression des Raéliens n'a pas été violée. Selon la cour, la Suisse n'a "pas outrepassé l'ample marge d'appréciation" dont elle disposait, et les motifs de ses décisions étaient "pertinents et suffisants".

Elle a aussi fait valoir que la restriction était "limitée au seul affichage sur le domaine public, laissant la possibilité à l'association de s'exprimer par d'autres canaux".

Les juges de Strasbourg ont encore souligné qu'en matière de liberté d'expression, les autorités disposent d'une plus grande marge de manoeuvre pour des faits commerciaux, que pour des affaires politiques. S'agissant d'une campagne en vue de recruter des adhérents, l'action des Raéliens relève du domaine économique.

Le Mouvement raélien revendique des dizaines de milliers de membres dans le monde. La secte affirme que la vie sur Terre a été créée il y a 25'000 ans par des extraterrestres, que Raël affirme avoir rencontrés.

Source: ATS/AFP



0 commentaire
Publier un commentaire

Veuillez vous identifier pour poster un commentaire sur le site

Adresse e-mail
Mot de passe

Oublié votre mot de passe ?      Créer un compte web free








Agenda

Annuaire de liens

Cinéma

ipad

iphone

Réseaux sociaux

Sondages