Le Conseil communal soumettra le 6 février au législatif la vente d'un terrain au Crêt-du-Locle pour la construction d'un troisième bâtiment.
C'est une bonne nouvelle horlogère, après l'annonce du départ d'Ebel. La manufacture Cartier envisage une extension de ses activités au Crêt-du-Locle, où elle projette de construire un nouveau bâtiment un peu plus à l'ouest des actuels. C'est ce qu'on peut lire dans un rapport du Conseil communal chaux-de-fonnier qui demandera le 6 février au Conseil général d'accepter la vente d'une nouvelle parcelle de terrain à Cartier.
Le terrain en question est en fait tout petit, à peine plus de 1500 m2. Mais le rapport précise que Cartier souhaite acheter une parcelle dix fois plus grande, 17 800 m2, qui appartient pour la plus grande part à l'Etat de Neuchâtel "qui s'est déjà engagé à la céder à l'entreprise" . Cartier, lit-on, "envisage de construire un bâtiment offrant une surface de 7000 à 9000 m2 avec à la clé une création d'emplois pour environ 300 personnes dans un premier temps" . Pour Cartier, dit le rapport, ce projet "s'inscrit dans une constante volonté de renforcer sa présence dans la région compte tenu de la qualité du savoir-faire et des infrastructures que l'on y trouve".
C'est l'évolution croissante du marché de Cartier - "branch of Richemont International SA" - qui pousse le groupe à construire un nouveau bâtiment, écrit le Conseil communal. Le bâtiment du Crêt-du-Locle, prévu pour accueillir 650 personnes, est "totalement saturé " malgré une première extension de 3000 m2 en 2008. "La manufacture occupe 1100 collaborateurs répartis dans des locaux de 36 000 m2 et exerçant 175 métiers" , précise le Conseil communal.
L'exécutif chaux-de-fonnier propose de vendre sa part de terrain à 100 fr. le m2, "conformément au prix des dernières transactions de ce type" . A la demande de Cartier, la vente est prévue en pleine propriété, avec un droit de reprise du terrain s'il n'est pas construit sur 25 ans (pacte de réméré). La transaction nécessite aussi un changement d'affectation, en attendant le schéma directeur du développement du pôle du Crêt-du-Locle. Les 157 800 fr. de la vente seront virés à la fortune de la Ville.
Hier Cartier n'a pas confirmé vouloir acheter ce terrain, la marque n'ayant pas encore prévu de communiquer à ce sujet. "Nous avons dans l'idée de nous étendre dans un futur plus ou moins proche dans des lieux et dimensions qui restent à définir", répond-on au bureau genevois des relations presse, qui a découvert avec intérêt les informations du rapport chaux-de-fonnier...
Introduit dans le Règlement général de la commune le 19 février 2003, le principe de la présidence tournante du Conseil communal représente, estime l'exécutif, de nombreux inconvénients. En février 2009, en réponse à une motion du législatif, il avait proposé de réintroduire un système de présidence fixe dont la durée devrait être limitée à huit ans, non reconductibles.
Créée en mars 2009, la commission du Conseil général chargée d'étudier cette question, en même temps que le mode d'élection de l'exécutif, a rendu ses conclusions.
Le système actuel, élection du Conseil communal par le peuple à la proportionnelle, n'est pas remis en question. "Le système actuel, rappelle la commission, a été plébiscité par 76% des votants."
Pour éviter la répétition de l'épisode qui avait vu un conseiller communal élu renoncer à son élection, tandis que le vient-ensuite était inéligible parce qu'il aurait alors siégé avec son propre père, avec pour conséquence l'élection du candidat classé à la troisième position par les électeurs, la commission propose la rédaction d'une "charte éthique" qui serait signée par l'ensemble des partis.
Pour le second point, la commission propose que le président ou la présidente du Conseil communal soit élu pour deux ans et rééligible au maximum pour quatre périodes consécutives de deux ans. Cela apporterait "une meilleure visibilité vis-à-vis de l'extérieur et des médias", et " une meilleure continuité dans le suivi des dossiers", tout en évitant l'écueil d'une présidence fixe sans limite dans le temps. LBY
Les citoyens chaux-de-fonniers voteront-ils sur l'initiative "Stop au nouveau logo", munie de près de 3000 signatures et validée en novembre dernier? Alors qu'on attendait du Conseil communal un rapport concluant à l'acceptation ou au rejet du texte avec l'indication d'une date de votation, celui-ci propose un renvoi en commission.
Sans pouvoir s'avancer sur une date, "qui dépendra de l'organisation interne de la commission, le Conseil communal espère que l'affaire sera réglée dans des délais raisonnables", indique le chancelier Thibault Castioni.
Si, dans son rapport, l'exécutif se livre à quelque chose qui ressemble à un mea culpa - confusion entre les armoiries et le logo suggérée par la confection d'oriflammes dressées dans l'espace public, non association du Conseil général à la démarche - il précise surtout en quoi l'adoption de l'initiative entraînerait des "dégâts considérables" . L'initiative prévoit en effet que seules les armoiries devront être utilisées par tous les services de la Ville.
Cela entraînerait la disparition immédiate des logos existants, comme celui de la Bibliothèque de la Ville et ceux de tous les musées. "La Chaux-de-Fonds se distinguerait alors par une communication d'une étonnante platitude basée sur des canevas qui n'ont plus cours depuis des décennies, dans quasiment aucune ville d'Europe." Pour éviter que la Ville se prive de la possibilité d'utiliser "ces instruments modernes de communication de nos jours essentiels à une communication forte", le Conseil communal veut trouver "une porte de sortie acceptable pour tous", par le biais de la commission qui permettra d'associer tous les groupes politiques à la réflexion. LBY
Par ROBERT NUSSBAUM

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