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19.07.2013, 12:59 - Canton de Neuchâtel
Actualisé le 19.07.13, 12:58

Quand Pierre Condamin-Gerbier roulait pour le candidat Sarkozy

Pierre Condamin-Gerbier avait-il présumé de son influence ou avait-il rêvé à voix haute? Son champion Nicolas Sarkozy, candidat président, n'a en tous cas jamais tenu le meeting annoncé à Neuchâtel en 2006.
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Pierre Condamin-Gerbier, cet ancien cadre bancaire de la banque Reyl qui a joué un rôle déterminant dans la chute du ministre français Jérôme Cahuzac, n'est pas un inconnu dans le canton de Neuchâtel. Il avait défrayé la chronique locale en 2006 en annonçant la venue de son champion Nicolas Sarkozy aux Patinoires du Littoral. Un coup dans l'eau.

Pierre Condamin-Gerbier ne quitte pas la une des gazettes et alimente quotidiennement les chroniques des journaux télévisés et des radios. A priori, cet ancien cadre bancaire français, qui prétend en savoir long comme le bras sur les comptes que posséderaient en Suisse toute une ribambelle de politiciens d'outre-Jura, n'a rien à voir avec le canton de Neuchâtel. Et pourtant.

Sous le coup d'une instruction pénale pour avoir divulgué à des autorités françaises des informations couvertes par le secret bancaire, il dort actuellement en prison, plus précisément à la prison régionale de Berne, comme l'a révélé mercredi le site Mediapart.

Les tribulations actuelles de cet ancien de la banque Reyl rappellent que l'intéressé n'est pas un inconnu en terre neuchâteloise. Le même Pierre Condamin-Gerbier avait ému le landernau et agité les médias, fin 2006, début 2007, en annonçant la venue à Neuchâtel de Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence de la République française.

Les détails étaient fixés. Alors président de la délégation UMP - le parti du futur président - en Suisse, le dynamique cadre financier paraissait sûr de son coup. Le candidat devait venir s'exprimer dans les Patinoires du Littoral, au cours d'un grand meeting public.

Las, le candidat président n'est jamais venu. Les instances dirigeantes du parti, pas plus que le Ministère de l'intérieur alors dirigé par Nicolas Sarkozy n'avaient d'ailleurs jamais confirmé cette annonce. De même, le conseiller d'Etat Jean Studer et le Parti libéral-radical neuchâtelois, dont le bouillant délégué avait assuré qu'ils le soutenaient, avaient démenti toute responsabilité dans l'échec de ce projet avorté. A l'époque, tant le ministre que le parti cousin de l'UMP avaient remis en cause les méthodes et la crédibilité du personnage.

L'histoire - certes anecdotique - apporte un éclairage sur la personnalité de celui en qui Charles de Courson, le président de la commission parlementaire française sur l'affaire Cahuzac veut voir "un juste", comme on a pu le lire dans "Le Temps" de lundi dernier. 

Par LBY-PHO



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