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23.02.2012, 22:19
Actualisé le 23.02.12, 22:22

Syrie: l'ONU accuse des responsables de "crimes contre l'humanité"

L'ONU a affirmé jeudi disposer d'une liste de hauts responsables soupçonnés de "crimes contre l'humanité" en Syrie. La communauté internationale tente de trouver des moyens d'acheminer l'aide d'urgence dans le pays, où la répression de la révolte continue de plus belle.

Jeudi, plus de 86 personnes ont péri dans les violences à travers le pays, en majorité des civils, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Parmi elles figurent 13 personnes d'une même famille tuées dans l'assaut des forces du régime contre leur village dans la province de Hama.

Au lendemain de la mort de deux reporters occidentaux dans le bombardement de Homs, la journaliste française Edith Bouvier, blessée dans cette attaque, a lancé un appel à l'aide pour être évacuée. La ville rebelle est assiégée et bombardée par les forces du président Bachar al-Assad depuis 20 jours.

Liste de noms

La commission d'enquête de l'ONU a déposé une enveloppe scellée au Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme contenant une liste de noms de responsables syriens, dont "il existe des raisons de croire qu'ils portent la responsabilité de crimes contre l'humanité et d'autres graves violations des droits de l'homme".

"La commission a aussi identifié des unités militaires, des agences de sécurité et leurs branches locales". Des éléments de l'Armée syrienne libre (ALS) font partie de cette liste, selon la commission d'enquête. Mais ils ne sont pas "comparables en termes d'échelle et d'organisation à ceux commis par l'Etat".

Calvaire de Homs

La commission d'enquête s'est dit particulièrement inquiète de la situation de Homs. Elle affirme que dans les hôpitaux, certains services y sont devenus des centres de torture. Ses habitants doivent en outre endurer une situation humanitaire dramatique: pas d'eau, pas d'électricité, pas de médicaments, pas de farine, pas de lait, selon les opposants.

La communauté internationale tente de s'entendre sur les moyens d'y acheminer une aide humanitaire d'urgence. Une conférence se tiendra vendredi à Tunis. Mais la Chine et la Russie, alliés du régime de Bachar al-Assad, continuent de rejeter toute ingérence en Syrie.