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05.03.2013, 12:12
Actualisé le 05.03.13, 12:14

Les médecins assistants travaillent toujours trop

Les chefs de clinique et médecins assistants suisses continuent de travailler plus de 50 heures par semaine et plus de sept jours jours consécutifs. Des conditions de travail illégales qui mettent en péril la sécurité des patients.

L'Association suisse des médecins assistants et chefs de clinique (ASMAC) a lancé mardi une campagne "Hôpitaux hors-la-loi" pour sensibiliser l'opinion publique, les autorités politiques, ainsi que les responsables des hôpitaux, a expliqué à l'ats Rosmarie Glauser, secrétaire politique.

Elle adresse une revendication claire: "Stop aux violations quotidiennes de la loi sur le travail!" à laquelle les médecins-assistants sont soumis depuis 2005 et qui limite la durée de travail à sept jours consécutifs au maximum et cinquante heures hebdomadaires.

Journées de 15 heures

L'association souhaite que cette loi soit appliquée, afin de garantir un meilleur contrôle du temps de travail. "Dans beaucoup d'hôpitaux, la durée maximale légale de travail est régulièrement dépassée", avec des journées qui durent parfois 15 heures.

"Des médecins surmenés, épuisés et fatigués ne sont plus à même d'assurer la bonne prise en charge des patients et mettent même en péril la sécurité de ces derniers", explique l'association sur son site internet.

Des erreurs commises "tôt ou tard"

Malgré cette surcharge de travail, les médecins-assistants et chefs de clinique doivent fournir des prestations de qualité et assumer une grande responsabilité, or "celui qui travaille plus de 12 heures consécutives commet tôt ou tard des erreurs".

Quelles mesures pourraient-t-on envisager? Les cantons proposent une liste dite "LAMal" avec tous les hôpitaux autorisés à facturer à l'assurance de base. Ils pourraient par exemple y faire figurer uniquement ceux qui respectent l'ordonnance relative à la loi sur le travail pour les médecins-assistants, suggère Mme Glauser.