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03.11.2012, 22:17
Actualisé le 03.11.12, 22:20

Le droit au retour des réfugiés palestiniens "pas automatique"

Le président israélien a fait l'éloge du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Ce dernier a renouvelé cette semaine son soutien à l'existence de deux Etats et laissé entendre que le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948 n'était pas automatique.

Dans un entretien à la télévision israélienne, le dirigeant palestinien a également déclaré qu'il n'avait pas l'intention de revivre dans la maison de son enfance à Safed, aujourd'hui en territoire israélien. "Je veux voir Safed. C'est mon droit de voir (Safed), mais pas de vivre là-bas", a-t-il dit en anglais.

Le porte-parole de M. Abbas s'est efforcé de couper court à la controverse en assurant que le président de l'Autorité palestinienne n'avait pas renoncé au droit de retour, une des principales revendications du mouvement national palestinien.

Le président de l'Etat hébreu Shimon Peres a salué dans un communiqué les déclarations de son homologue palestiniens. "Ces mots courageux prouvent qu'Israël dispose d'un vrai partenaire pour la paix. Ce sont des mots significatifs, nous devons les traiter avec le plus profond respect", a-t-il dit.

Benjamin Netanyahu, l'actuel chef du gouvernement, considère lui aussi Mahmoud Abbas comme un interlocuteur valable, contrairement à son ministre des Affaires étrangères, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman.

"Pas en leur nom"

Le mouvement islamiste Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, a vivement critiqué les propos de Mahmoud Abbas. "Personne, quelle que soit sa position, n'a le droit de céder ne serait-ce qu'une once de la terre de Palestine ou céder sur le droit au retour", a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh.

Des milliers de Palestiniens ont manifesté dans la bande de Gaza pour protester contre les déclarations de M. Abbas.

Plus de 760'000 Palestiniens, aujourd'hui quelque 4,7 millions avec leurs descendants, ont été poussés à l'exode en mai 1948. Depuis, tous les gouvernements israéliens se sont opposés à leur retour considérant qu'un mouvement de masse menacerait l'existence d'Israël en tant qu'Etat juif, les 6 millions de juifs risquant de se retrouver un jour en minorité.