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05.03.2013, 14:08
Actualisé le 05.03.13, 14:14

Conseil des Etats: un "oui" mitigé au Gripen

L'achat des Gripen trébuche au Parlement. Le Conseil des Etats a accepté mardi le crédit pour les 22 avions de combat suédois par 22 voix contre 20. Mais il n'a pas libéré les 3,126 milliards requis faute d'une majorité pour lever le frein aux dépenses.

Il fallait en effet qu'au moins 24 sénateurs vote "oui". Or seuls 23 conseillers aux Etats ont accepté de lever le frein aux dépenses contre 19 et 1 abstention. Le camp rose-vert et les Vert'libéraux ont pu compter avec l'appui de plusieurs élus bourgeois pour contester l'achat de nouveaux jets afin de remplacer la flotte des Tiger.

Les critiques ont surtout été portées par la gauche. Il y a bien d'autres besoins à couvrir au sein de l'armée avec les 3 milliards en question, comme des avions de transport, a lancé Roberto Zanetti (PS/SO). Son camarade jurassien Claude Hêche a déploré un manque de vision sur l'avenir de la défense aérienne.

Seulement pendant les heures de bureau

Et de douter que la Suisse doive s'en charger seule, d'autant plus que la surveillance n'est assurée actuellement qu'aux heures de bureau, faute d'argent. Les assurances sur le bien-fondé de l'achat apportées au nom de la commission préparatoire par son président Hans Hess (PLR/OW) n'ont pas convaincu.

Les orateurs de droite ont quasiment tous plaidé la nécessité d'acquérir de nouveaux avions afin que l'armée assure ses missions de surveillance et défense de l'espace aérien. La vieille flotte de 54 Tiger ne sera plus utilisée (les moderniser coûterait trop cher) et les 33 F/A-18 restants ne suffiront pas, selon Hans Hess.

Référendum possible

S'ils ne parviennent pas à tordre le cou aux Gripen au Parlement, les opposants à cet achat pourront encore lancer un référendum contre la loi sur le fonds d'acquisition de cet avion de combat. Ce texte est en effet soumis au référendum facultatif et la gauche a d'ores et déjà promis de se lancer dans la bataille.

Le fonds devrait être alimenté pendant dix ans (de 2014 à 2024) en puisant en moyenne chaque année 300 millions dans le budget de l'armée. Le National devra encore se prononcer sur le crédit et le fonds. Sa commission des finances s'est déjà ralliée au projet par 15 voix contre 9.