Les rues de Montréal déneigées au jus de betterave

Une firme canadienne a découvert il y a quelques années une propriété étonnante de la betterave. Son jus se révèle non seulement très efficace comme antigel, mais aussi beaucoup plus écologique que le sel. La ville de Montréal a vite adhéré au concept.
05 janv. 2016, 18:02
/ Màj. le 08 janv. 2016 à 09:15
La betterave à sucre, biodégradable et efficace, serait idéale pour le déneigement. (illustration)

La neige arrive. Les déneigeuses reprennent bientôt du service. 350'000 tonnes de sel attendent d'être déversées sur les routes suisses. Le Québec, lui, a décidé de s'en passer, ou presque. Certaines villes expérimentent un tout nouveau produit, moins polluant et plus économique: le jus de betterave à sucre. Le site d'information Mr. Mondialisation explique pourquoi:

Le sel trop polluant

Beaucoup ignorent que le sel de voirie est très nocif pour la santé et pour l'environnement. D'abord, l'abus de sel détériore les carrosseries des voitures. Ce sont ensuite les agricultures au bord des routes qui pâtissent de cette pollution, le sel étant un herbicide naturel. Celui-ci se retrouve aussi dans les cours d'eau, favorisant la propagation d'algues qui libèrent des substances toxiques. Finalement, les émanations peuvent affecter les voies respiratoires des passants.

La betterave, une solution miracle

Constatant que les réservoirs de jus de betterave ne gèlent jamais, une firme de l'Ontario a découvert sa propriété antigel. Ce produit a l'avantage d'être biodégradable et inoffensif pour la santé. Il se montre même plus efficace, puisqu'il résiste jusqu'à -28°C, contre -10°C pour le sel. Son prix est finalement dix fois moins élevé que son prédécesseur.

Pas tout à fait au point

Le seul inconvénient, c'est l'odeur dont se plaignent certaines municipalités. Pour que le jus soit toujours efficace, il faut aussi l'allier à un autre composant. C'est donc un mélange sel-betterave que les villes québécoises utilisent, ce qui permet tout de même une réduction de la pollution de 50%.

 

par Mouna Hussain