Le 39e album d’Astérix dans les bacs

L’emblématique Gaulois revient dans une saga qui met le cap sur le Grand Est et où l’on retrouve un Obélix inhabituellement tourmenté.
21 oct. 2021, 10:50
/ Màj. le 21 oct. 2021 à 10:51
Cap sur le Grand Est dans ce 39e album.

Astérix, personnage emblématique de la bande dessinée française, est de retour jeudi pour son 39e album, «Astérix et le Griffon». Tout ne s’y passe pas comme prévu pour le plus célèbre des Gaulois.

Ce qui est assuré, c’est le succès: cinq millions d’exemplaires en 17 langues ont été tirés par les éditions Albert René. Le personnage garde quoi qu’il arrive les faveurs de plusieurs générations.



Ses deux créateurs, René Goscinny et Albert Uderzo, ne sont plus de ce monde. Et leurs successeurs, le dessinateur Didier Conrad et le scénariste Jean-Yves Ferri, ont retenu d’eux une leçon: éviter de se prendre trop au sérieux. «A la base c’est fait pour rigoler. Astérix c’est de l’humour!», lance le second, interrogé par l’AFP.

L’aventure part ici d’un rêve prémonitoire du druide Panoramix, qui sent le danger menaçant son homologue chaman chez les Sarmates, un peuple nomade de l’Est de l’Europe. Ces Sarmates ont existé, mais on sait peu de choses d’eux.

Michel Houellebecq en géographe romain

L’occasion était belle de les imaginer en société aux rôles inversés: les hommes au village (à la yourte, en l’occurrence), les femmes à la guerre. «Que les femmes aient participé aux combats des vrais Sarmates, c’est bien le cas, mais je pense que les hommes étaient avec elles. Mais il y a eu des reines sarmates, apparemment, des cavalières…», avance Jean-Yves Ferri.

Quant au griffon, cet animal totem mi-aigle mi-lion, l’empereur Jules César aimerait aller en territoire sarmate afin de le capturer pour sa gloire. Il en a été convaincu par un géographe assez sûr de son fait, Terinconus, le Romain le plus visible dans cette aventure. Le comique du personnage est renforcé par sa ressemblance avec l’écrivain français Michel Houellebecq.

Obélix tourmenté

L’album donne un rôle inattendu à deux personnages d’ordinaire assez univoques: un Obélix inhabituellement tourmenté et son chien Idéfix qui répond à l’«appel de la forêt», façon Jack London. Et pour Astérix, tout devient très compliqué d’un coup.