Coronavirus: l’OMS recommande des masques aux plus de 60 ans si le virus circule

S’il est difficile de maintenir la distance physique nécessaire, l’Organisation mondiale de la santé prône le port du masque aux personnes de plus de 60 ans en cas de «transmission généralisée».
05 juin 2020, 18:20
/ Màj. le 05 juin 2020 à 18:33
Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est exprimé vendredi devant la presse. (Archives)

L’OMS a revu ses recommandations sur les masques face au coronavirus, encourageant un port généralisé dans les écosystèmes où le Covid se propage et où la distanciation sanitaire n’est pas possible. Les plus de 60 ans devraient dans tous les cas en avoir dans ces zones.

«Les masques médicaux devraient seulement être utilisés comme une partie d’une politique plus large», a répété vendredi à la presse le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. Ils ne suffiront pas à «eux seuls» à lutter contre le coronavirus tant il faut tester, identifier et mettre en quarantaine les personnes atteintes et leurs contacts, selon lui.

Parmi le réaménagement des directives de l’organisation, toutes les personnes présentes dans les zones cliniques de centres de santé dans des régions où le virus se propage devront aussi porter un masque. Et pas seulement le personnel au contact de personnes affectées. Pour le reste, l’OMS recommande toujours aux personnes à risque qui ne pourraient rester chez elles de ne pas sortir sans masque.

Reprise des essais

Elle avait aussi annoncé mercredi la reprise prochaine des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine contre le coronavirus dans son dispositif Solidarité. Elles les avait suspendus en raison d’inquiétudes après une étude dans le Lancet qui mentionnait un taux de mortalité supérieur chez les patients chez qui celle-ci avait été administrée.

Depuis, trois des quatre responsables de cette étude se sont rétractés. Après une étude britannique qui a révélé vendredi que l’hydroxychloroquine n’apporte pas d’«effet bénéfique» contre le coronavirus, la cheffe scientifique de l’institution, Soumya Swaminathan, a dit être en contact avec les responsables. Davantage de données sont attendues.