Lara Gut-Ragusa, même combat!

02 août 2015, 19:53
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Super géant le Ragusa. Surtout depuis que Lara Gut file le grand amour avec la barre chocolatée suisse. Si le produit a fait tous les podiums de l'excellence, la skieuse vedette qui caracole en équipe de Suisse s'est montrée hier en super forme lors de sa visite chez Camille Bloch à Courtelary, flanquée de son père et mentor Pauli Gut.

Daniel Bloch, directeur général de l'entreprise a donc annoncé son partenariat avec Lara Gut. «L'idée, c'est d'être actifs, de faire quelque chose ensemble», affirme le patron de l'entreprise du Jura bernois. Traduction du directeur du marketing et des ventes Heinz Reber: «Il s'agit de dynamiser le marché, de trouver un public plus jeune en Suisse et en partie à l'étranger».

«Une personnalité qui m'impressionne»

Daniel Bloch explique ce nouveau partenariat avec la jeune femme: «C'est complètement intuitif. Je voulais travailler avec une ambassadrice et j'ai trouvé une championne. Un jour, alors que je donnais une conférence à des lutteurs à Konolfingen sur le partenariat, je leur ai demandé s'ils devaient s'adresser à des jeunes, qui choisiraient-ils. Hormis quelques jeunes comparses, ils ont mentionné Lara Gut, d'une voix unanime.» Le patron confia en outre qu'il avait choisi Lara Gut «parce que c'est une personnalité qui m'impressionne. Comme nous, elle a un rêve et elle persévère.» Craint-il ses coups de gueule comme elle l'a fait au sein de l'équipe de Suisse? «Je préfère quelqu'un capable d'avoir des coups de gueule, qui a du caractère, à quelqu'un qui a du caractère sans coups de gueule.»

La fraîcheur de ses 20 ans, le regard affûté dans un faciès volontaire confèrent à Lara Gut une impétuosité naturelle cependant maîtrisée. Les coups de gueule, ça, c'est des histoires de journalistes dit-elle d'un revers de langage. La jeune skieuse, qui a passé son enfance à Delémont, se la joue franche: «Mon histoire familiale n'est pas inscrite sur un Ragusa. Vous savez, tous les Suisses ont une histoire d'amour avec le chocolat. Petite, j'en mangeais, c'est certain. Aujourd'hui je me booste avec une alimentation variée qui n'exclut ni la viande, ni le chocolat.»

Née à Sorento, au Tessin, Lara Gut a gagné sa première course de Coupe du monde à 17 ans, ainsi que deux médailles d'or aux championnats du monde. Titillant le chronomètre par de fulgurants temps intermédiaires, elle se retrouve toujours à frôler le podium de quelques centièmes quand elle ne grimpe pas dessus. Quand elle ne tombe pas aussi, puisqu'elle se relève aujourd'hui d'une mauvaise chute qui aurait pu lui être fatale. Elle souffre encore d'une cheville mais Lara Gut se révèle bel et bien la battante que Daniel Bloch cherchait comme ambassadrice. Le partenariat se traduira par une série d'actions ponctuelles. Le risque de la mauvaise performance n'a l'air d'inquiéter personne. «L'esprit d'entreprise, c'est de prendre des chances, pas des risques», ose Heinz Reber. Mademoiselle a-t-elle son petit caractère? L'expert en marketing rétorque illico: «Le Ragusa aussi!»

Voilà qui est dit.