26.08.2017, 10:09  

Six partis suisses font leur rentrée politique ce samedi

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Plusieurs partis se prononcent ce samedi sur leurs recommandations de vote pour le 24 septembre (illustration).

 26.08.2017, 10:09   Six partis suisses font leur rentrée politique ce samedi

suisse - Nouveaux programmes pour le PDC et le PS, votations du 24 septembre pour l'UDC, les Verts et le PBD, nouvelle présidence pour les Vert'libéraux: les partis politiques suisses font leur rentrée ce samedi.

La journée de samedi est placée sous le signe de la réforme pour le PDC et le PS. Le premier présente à Genève son programme #PDC2025, qui doit le démarquer du PLR notamment. Le second lance à Berne un "nouveau concept économique". Quant à l'UDC, aux Verts et au PBD, ils se prononcent sur les objets en votation le 24 septembre.

Face à un électorat qui s'effrite depuis des années, le président du PDC depuis avril 2016, le Zougois Gerhard Pfister, souhaite relever le parti grâce au projet #PDC2025. Le but de ce programme est de repositionner le PDC et de redéfinir ses visions et priorités. Il est détaillé samedi en présence des membres du parti.

M. Pfister a récemment expliqué dans les quotidiens Tages-Anzeiger et Der Bund qu'il avait avant tout l'intention de démarquer son parti du PLR et de remédier à l'étiquette du parti qui ne sait pas où il se situe. Le PDC doit désormais défendre une politique "bourgeoise-sociale".

Il est question de s'allier sur certaines questions au PS, comme actuellement pour la réforme des retraites. Concernant d'autres thèmes, le parti collabore avec l'UDC, notamment en politique économique. Le PDC est le seul parti qui allie liberté et solidarité, selon le Zougois.

Sujet de discorde au PS

Le PS lance, lui, un "nouveau concept économique", peut-on lire dans l'invitation. Le sujet pourrait faire grincer des dents. En décembre, les membres ont nettement approuvé le papier sur la "démocratie économique", au grand dam des modérés du parti. "Aucun autre thème ne nous divise autant que celle de la politique économique" à adopter par le parti, déclarait lundi son vice-président Beat Jans (BS) dans l'Aargauer Zeitung.

Ce programme "va bien au-delà du papier sur la démocratie économique", souligne pour sa part dans le quotidien Michael Sorg, porte-parole. La journée est ponctuée de divers exposés, discussions et table ronde sur la globalisation, le libre-échange et la numérisation.

Prévoyance vieillesse

Les délégués de l'UDC, du PBD et des Verts s'expriment sur les votations fédérales du 24 septembre. Le parti agrarien combat la Prévoyance vieillesse 2020 qui "a été imposée sans compromis au Parlement par une gauche emportant le PDC dans ses bagages", affirme-t-il dans son invitation à l'assemblée qui a lieu à Thoune (BE).

L'objet est toutefois bien accueilli par le milieu agricole. L'Union suisse des paysans a recommandé le "oui" en avril. Partisan de la réforme des retraites, le syndicaliste et conseiller national (PS/BE) Corrado Pardini est invité à s'exprimer samedi devant les membres de l'UDC.

Réunis à Lucerne, les délégués du PBD ont aussi droit à deux interlocuteurs. Le conseiller national bernois Lorenz Hess doit défendre le projet d'Alain Berset, avant de céder la parole au vice-président des Jeunes libéraux-radicaux, Matthias Müller, qui s'y oppose. Quant aux Verts, ils l'ont déjà approuvé en avril.

Sécurité alimentaire

Pas de controverse en revanche sur l'ancrage dans la Constitution de la sécurité alimentaire. Elle permet la "garantie des terres cultivables", la "production alimentaire adaptée aux conditions locales et ménageant les ressources", une "agriculture et une économie alimentaire axées sur les besoins du marché", énumère l'UDC. Le conseiller fédéral Guy Parmelin doit la défendre en fin de matinée. Le PBD ne conteste pas non plus l'objet.

Le fait d'ancrer la sécurité alimentaire au niveau constitutionnel est un "premier succès" pour les Verts, écrit le parti dans son invitation. Mais il estime que l'initiative pour des aliments équitables, soumise au Parlement cet automne, "va plus loin". La politique agricole et alimentaire des prochaines années constitue donc un point fort de l'assemblée des Verts, qui se tient à Berne.

L'accent est aussi mis sur le climat, avec une présentation du climatologue à l'EPF de Zurich Reto Knutti et une "série d'interventions vertes en faveur du climat". Toujours sous le spectre de la politique climatique, la conseillère nationale genevoise Lisa Mazzone doit évoquer la candidature suisse aux Jeux Olympiques 2026.

Nouvelle présidence

Enfin, les Vert'libéraux se réunissent à Rüschlikon (ZH). Les 10 ans du parti et l'élection de la présidence figurent entre autres au programme. Seul candidat, le Bernois Jürg Grossen devrait être élu. Président depuis la création du parti en 2007, Martin Bäumle a annoncé sa démission en mai.

ATS

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