22.02.2012, 00:01  

Crans-Montana est prêt à faire la fête à Didier Cuche & Cie

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SKI ALPIN - Tous les éléments sont réunis pour que la station valaisanne fasse le plein.

Crans-Montana retrouve la Coupe du monde messieurs, 14 ans après avoir accueilli ses dernières courses masculines. Président du comité d'organisation, Marius Robyr fait le point sur une manifestation qui comprend deux super-G (vendredi et samedi) et un géant (dimanche).

Marius Robyr, comment se déroulent les derniers préparatifs?

Tout se passe parfaitement. Nous respectons notre planification. Les filets de sécurité sont posés, les travaux au stade d'arrivée sont quasiment terminés, tout comme l'injection de la piste. Logiquement, tout devrait être terminé mercredi à 16h.

Combien de personnes sont réquisitionnées pour préparer ces courses?

Nous sommes actuellement 450 à l'oeuvre. Il y a 150 militaires, 50 de la protection civile et 250 bénévoles. A partir de jeudi, à la veille des courses, nous passerons à 600 personnes.

Avez-vous un objectif de spectateurs pour ces trois jours de compétition?

Nous sentons qu'il y a un fort engouement. Nous avons tout planifié pour recevoir entre 15 000 et 20 000 personnes par jour. Outre le fait qu'il y a déjà beaucoup de monde dans la station (20 000 à 30 000 personnes), nous avons la chance d'accueillir les dernières courses en Suisse de Didier Cuche. Cela provoque un enthousiasme supplémentaire. Les présences de Beat Feuz, qui lutte pour le globe du général, et des Valaisans Didier Défago et Silvan Zurbriggen vont aussi attirer du monde. Les prévisions météo étant bonnes, tous les ingrédients sont réunis pour que la fête soit belle.

Quel est le budget de la manifestation?

Il est de 2,6 millions francs. Il est financé à hauteur de 10% par les spectateurs, 40% par les sponsors et les droits TV, 25% par les communes du Haut-Plateau et 25% par le canton.

Ces dernières années, vous avez régulièrement accueilli la Coupe du monde dames. Avez-vous dû revoir votre façon de procéder?

Les messieurs ont besoin d'un tracé plus direct, avec également davantage de difficultés. Il a fallu laisser plus de sauts, ce qui a nécessité beaucoup de travail en raison des quantités de neige que nous avons cette année. La neige doit aussi être plus dure, c'est pourquoi nous l'avons injectée avec de l'eau de haut en bas. Un autre défi, c'est l'organisation de courses en même temps que les vacances de carnaval. La station était déjà quasiment complète et il a fallu trouver des solutions pour accueillir la Coupe du monde dans les meilleures conditions. Le fait de rajouter un super-G vendredi (réd: en remplacement de celui annulé à Kitzbühel) a également constitué un challenge, notamment pour trouver des lisseurs ce jour-là.

Après ce week-end, quel sera l'avenir de Crans-Montana dans le calendrier de la Fédération internationale (FIS)?

Normalement, nous recevrons la Coupe du monde dames la saison prochaine. D'une manière générale, nous aimerions devenir une classique du circuit. Nos souhaitons aussi toujours accueillir des finales de la Coupe du monde. Pour cela, nous avons tout pour bien faire avec les deux pistes de la Nationale et du Mont-Lachaux qui se retrouvent dans la même aire d'arrivée. Troisième objectif, nous serons candidats pour organiser des Mondiaux, si Saint-Mortiz n'obtient pas ceux de 2017 (réd: décision le 31 mai). A l'heure actuelle, en Suisse, il n'y a que Saint-Moritz et Crans-Montana qui ont le potentiel pour accueillir des Mondiaux du point de vue des pistes et des infrastructures.

Quels travaux doivent être entrepris ces prochains mois?

J'aimerais qu'on finisse de remodeler la piste du Mont-Lachaux. Cette piste, qui avait accueilli les dames lors des Mondiaux en 1987, est extraordinaire. J'aimerais également éclairer la piste de slalom. L'idée est d'organiser un slalom nocturne, par exemple entre les étapes d'Adelboden et de Wengen.

La Coupe du monde se déplace toujours plus à l'est, comme à Bansko ou Sotchi. Avez-vous peur de cette concurrence?

Ces stations de l'Est disposent de moyens financiers énormes, nettement supérieurs aux nôtres. Commercialement, les marques de ski et la FIS trouvent un intérêt à aller dans ces nouveaux marchés. C'est un souci pour nous. Avec Swiss-Ski, nous devons absolument faire en sorte de conserver nos courses actuelles à Adelboden, Wengen, Saint-Moritz et Crans-Montana. SI

Pinturault s'impose, Feuz limite les dégâts

Beat Feuz a bien limité la casse lors du slalom parallèle de Moscou. Lors d'une épreuve remportée par le Français Alexis Pinturault, le Bernois a été éliminé en quarts de finale. Le skieur de l'Emmental a évincé l'Autrichien Philipp Schörghofer en huitièmes de finale, avant de chuter au tour suivant contre le Suédois Andre Myhrer. Son voyage à Moscou lui a permis de récolter 30 points à la Coupe du monde. L'autre bonne nouvelle pour Feuz est venue de l'élimination prématurée de Marcel Hirscher. A priori plus à l'aise dans cette discipline que le Bernois, l'Autrichien a aussi été stoppé en quart de finale, battu par Pinturault.

Corollaire, Hirscher a certes pris la tête au général, mais sans creuser des écarts. Avant les épreuves de Crans-Montana, le Salzbourgeois compte 12 points d'avance sur Ivica Kostelic (blessé) et 52 sur Feuz. Avec deux super-G et un géant ce week-end, le Bernois semble en mesure de prendre le leadership.

Dans la nuit moscovite, Pinturault a décroché la première victoire de sa carrière en Coupe du monde. Sur une rampe de 60 mètres de haut, dressée sur le parking du stade Loujniki du CSKA Moscou, le prodige de Courchevel (20 ans) s'est débarrassé de l'Allemand Felix Neureuther en finale.

Plus riche de 40 000 francs, Pinturault a conquis une victoire méritée. Au vu de son talent, de nombreux autres succès devraient suivre lors d'épreuves plus prestigieuses que ce slalom parallèle, qui ressemble davantage à une exhibition qu'à une véritable course.

Chez les dames, Julia Mancuso s'est imposée. L'Américaine a dominé facilement l'Autrichienne Michaela Kirchgasser en finale. Victorieuse en super-G à Garmisch, la skieuse de Squaw Valley a glané son deuxième succès de l'hiver, le septième de sa carrière. Grandes dominatrices du circuit, Lindsey Vonn et Maria Höfl-Riesch ont dû se contenter de la petite finale, dont l'Américaine est ressortie victorieuse. Aucune Suissesse n'était en lice. Seuls le top 15 au classement général de la Coupe du monde et un(e) skieur(euse) russe étaient sélectionnés. SI


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