12.03.2016, 00:01  

Les liens renoués entre la Ville et les étudiants

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Etudiants en goguette: ici la fête de l’Uni de 2009.

NEUCHâTEL - L’exécutif répond à l’interpellation sur les soirées culturelles des universitaires.

L’incident est clos et les étudiants rassurés: ils pourront continuer d’organiser des soirées estudiantines à la Case à choc et à la ferme de Pierre-à-Bot, à Neuchâtel (notre édition d’hier). Cette affirmation ressort clairement de la réponse que destine le Conseil communal à l’interpellation popvertssol intitulée «Neuchâtel une ville étudiante mais sans étudiants, sans fête et sans vie culturelle...

L’incident est clos et les étudiants rassurés: ils pourront continuer d’organiser des soirées estudiantines à la Case à choc et à la ferme de Pierre-à-Bot, à Neuchâtel (notre édition d’hier). Cette affirmation ressort clairement de la réponse que destine le Conseil communal à l’interpellation popvertssol intitulée «Neuchâtel une ville étudiante mais sans étudiants, sans fête et sans vie culturelle abordable?»; un rapport qui sera débattu lundi soir lors de la séance du Conseil général de Neuchâtel.

L’interpellation faisait suite à une réaction de la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN), qui avait jeté un pavé dans la mare en octobre dernier lorsqu’elle assurait que les autorités de la Ville interdisaient l’accès à la Case à chocs à certaines associations estudiantines. Dans le communiqué diffusé mercredi, la direction de la Culture parle d’un malentendu «résultant de maladresses dans la communication de la part de la Ville». Pour sa part, la FEN maintient que ses récriminations n’étaient pas «basées sur du vent, mais sur des éléments tangibles». Et l’ancienne présidente de la fédération d’évoquer des échanges de mails. Sur l’un de ces messages datant du printemps 2015 – qui faisait suite à ce qu’un responsable de service de la Ville qualifiait de «beuverie» avec de multiples interventions de la police à la Case à chocs – on pouvait lire, concernant de futures locations: «Il faut que vous mettiez en place un projet qui convaincra nos responsables. Prenant en compte: le contenu culturel et la tranquillité du voisinage.» Dans les faits, Bio-Events, une des associations d’étudiants de la FEN, relève que, fin 2014, elle n’avait effectivement pas pu louer la Case à chocs.

Compréhension

La communication a été défaillante, convient Thomas Facchinetti. «Elle émanait d’employés, mais il n’y avait jamais eu de discussions préalables avec la Ville. Je comprends que la fédération des étudiants ait pu mal interpréter le message. Mais il n’est pas pensable que les étudiants ne puissent pas louer une salle», précise le conseiller communal. Le directeur de la Culture admet aussi qu’il s’est passé trop de temps sans que les organisateurs de fêtes d’étudiants et les autorités de la Ville ne se rencontrent. En ce sens, le coup de sang de la FEN a été salutaire. «Nous nous sommes rencontrés car nous étions surpris de cette situation. Nous avons rétabli le dialogue et tiré les choses au clair. Désormais, on se rencontre régulièrement», indique Thomas Facchinetti.

Tout n’est certainement pas encore parfait, puisque la FEN remarque qu’elle n’était simplement pas citée dans la première version du communiqué diffusé, mercredi, par la Ville. Reste que ces rencontres ont servi à nouer le dialogue. A dresser une liste des lieux susceptibles d’être investis par les fêtes estudiantines et à refaire aussi un tour d’horizon des normes de sécurité en vigueur. Ainsi, lors de la prochaine fête qui se tiendra à Pierre-à-Bot, les organisateurs, pour respecter les normes d’incendie, devront limiter à 164 le nombre de personnes à l’intérieur des locaux.

Au cours de la séance de lundi soir, les conseillers généraux de Neuchâtel traiteront également d’une demande de crédit (705 000 francs) pour la démolition et la reconstruction d’un hangar au domaine agricole de Belmont, à Boudry. Les élus débattront ensuite de la prolongation pour trente ans des droits de superficie pour le tennis couvert des Cadolles, du club de tennis de Neuchâtel et du club-house. Deux autres rapports d’information (gestion des conflits et dépassements de crédits lors de la construction des stades de la Maladière et de Pierre-à-Bot) figurent à l’ordre du jour. ste


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