23.01.2016, 15:15  

Les employés de la déchetterie de Cornaux sont victimes d'agressions verbales répétées

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Entre-deux-Lacs - Depuis le début de l'année, les employés de la déchetterie de l'Entre-deux-Lacs, à Cornaux, sont victimes, chaque jour, d'incivilités, d'insultes et d'agressions verbales. Ils subissent les foudres de certaines utilisateurs, furieux de ne plus pouvoir se débarrasser de leurs plastiques. En moins d'un mois, une cinquantaine de personnes ont déjà été dénoncées.

Les cinq collaborateurs qui œuvrent à la déchetterie de l’Entre-deux-Lacs subissent un véritable calvaire depuis le 1er janvier 2016. Ils sont victimes, chaque jour, d’agressions verbales et de menaces de la part d’utilisateurs furieux de devoir repartir avec une partie de leurs détritus. En effet depuis le début de l’année, le canton a décidé de ne plus récupérer les déchets plastiques mélangés qui, pour la plupart, terminaient à l’incinération. Par ailleurs, la déchetterie de Cornaux a dû appliquer à la lettre le règlement concernant les déchets encombrants, et n’accepter que les objets de plus de 50 centimètres. Tous les autres petits gadgets doivent aller dans les sacs taxés. 

Menaces de mort

Pour Denis Spring, responsable de la déchetterie, «c’est une calamité. Si la majorité des utilisateurs sont corrects, des gens n’hésitent pas à se défouler sur le personnel qui ne fait qu’exécuter des ordres politiques. Les attaques verbales sont très graves, on a même reçu des menaces de mort», regrette le chef du site.

Cinquante dénonciations

Plus de cinquante auteurs d’incivilités ou d’agressions verbales ont été dénoncés courant janvier à la Châtellenie de Thielle, le syndicat qui dirige la déchetterie intercommunale de l’Entre-deux-Lacs. Ces personnes écopent d’un avertissement, qui pourrait se transformer en plainte pénale suivant la gravité du comportement injurieux. Face à cette situation, la Châtellenie de Thielle a prévu de contacter les autorités cantonales. En attendant, les employés de la déchetterie recevront une formation de «self-contrôle», destinée à leur fournir les outils pour mieux gérer les agressions verbales dont ils font l’objet. 


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