16.02.2017, 00:01  

Le prévenu admet l’erreur, mais il conteste la faute

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Les pompiers avaient dû intervenir.

 16.02.2017, 00:01   Le prévenu admet l’erreur, mais il conteste la faute

Par SWO

TRIBUNAL - Le juge a allégé la peine d’un retraité condamné par ordonnance pénale pour incendie par négligence.

Crayons, chaussettes en laine, paniers en osier, bougies ont bien failli coûter cher à un retraité du Val-de-Travers. Hier matin, au Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, à Boudry, le juge Olivier Babaiantz a condamné l’homme à 300 francs d’amende, remplacés par douze heures de travail d’intérêt général,...

Crayons, chaussettes en laine, paniers en osier, bougies ont bien failli coûter cher à un retraité du Val-de-Travers. Hier matin, au Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, à Boudry, le juge Olivier Babaiantz a condamné l’homme à 300 francs d’amende, remplacés par douze heures de travail d’intérêt général, pour avoir brûlé des objets interdits.

En septembre dernier, à Noiraigue, le retraité s’occupait de vider la maison de son oncle âgé, habitant dans un home, quand le conduit de cheminée a pris feu. Les pompiers ont rapidement contenu le feu. Mais suite à cet accident, le Vallonnier a été condamné par une ordonnance pénale pour incendie par négligence et pour infractions aux lois sur la protection de l’environnement. L’ordonnance le condamnait à vingt jours-amende à 100 francs avec sursis pendant deux ans et 300 francs d’amende (voir notre édition du 4 février).

Contexte difficile

Lors de sa plaidoirie, l’avocate du prévenu est revenue sur le contexte. Au moment des faits, l’homme s’occupait de son oncle depuis plus de deux ans déjà. Il fallait vider cette maison, totalement encombrée. Après un devis du Centre social protestant (CSP) de 10 000 francs, il a décidé de réaliser le travail lui-même, à un moment où il était déjà fatigué, car il s’occupait également de sa femme malade.

Le prévenu, visiblement très affecté par cette histoire, a toujours clamé sa bonne volonté. Le jour de l’incendie, avant de quitter la maison, «je suis entré dans la cuisine, j’ai ouvert le potager et j’ai remué les braises. Pendant une demi-heure, j’ai entendu un ronronnement. C’est pour cela que je suis régulièrement sorti pour comprendre ce qui se passait. La fumée était un peu plus importante que ce qui aurait dû être, mais sans plus». Les braises quasi-éteintes, le Vallonnier est ensuite rentré chez lui, à une centaine de mètres de là. Sa femme l’a alors averti de la quantité de fumée qui s’échappait de la cheminée. Il est directement retourné sur place, au moment ou les pompiers arrivaient.

Comme son avocate l’a répété, le Vallonnier «admet l’erreur, mais conteste la faute». Le juge du tribunal de Boudry a d’ailleurs retenu cette version: «On ne peut pas retenir que vous avez commis une négligeance. Au sens pénal du terme, on ne peut pas dire que vous en étiez conscient». SWO


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