17.02.2017, 00:01  

Des peintures à écouter au Centre d’art Neuchâtel

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Au CAN, Monika Stalder marie peintures minimalistes et sonorités.

 17.02.2017, 00:01   Des peintures à écouter au Centre d’art Neuchâtel

Par doreen enssle

EXPOSITION - L’artiste Monika Stalder marie des œuvres minimalistes géantes et un dispositif sonore.

Ecouter des peintures, ce n’est pas commun. Jusqu’au 19 mars, le Centre d’art Neuchâtel (CAN) propose pourtant d’en faire l’expérience grâce à l’exposition «Gallery non gallery». Dans les locaux provisoires du CAN, faubourg de l’Hôpital 9, on est d’emblée bercé par un son apaisant, presque hypnotique. Au milieu de...

Ecouter des peintures, ce n’est pas commun. Jusqu’au 19 mars, le Centre d’art Neuchâtel (CAN) propose pourtant d’en faire l’expérience grâce à l’exposition «Gallery non gallery». Dans les locaux provisoires du CAN, faubourg de l’Hôpital 9, on est d’emblée bercé par un son apaisant, presque hypnotique. Au milieu de l’entrée, une toile minimaliste s’impose du sol au plafond.

A la fois installation plastique et dispositif sonore, cette exposition est l’œuvre de Monika Stalder. Depuis de nombreuses années, la jeune artiste bernoise joue avec les sonorités: «Par le passé, j’ai été chanteuse dans un groupe, puis DJ.»

Aujourd’hui, elle revient à ses premières amours en invitant six artistes musiciens à enrichir son travail par des performances live lors d’après-midi et de soirées musicales. Au finissage de l’exposition, le samedi 18 mars, l’artiste proposera également des «slow listening». «Cela permet d’écouter consciemment. L’idée est de passer un disque après l’autre, avec un moment de silence à chaque changement de disque.»

Cave non cave

Pour ce faire, le sous-sol du CAN a été transformé en espace audio. La moquette, les rideaux en molleton, les peintures géantes inclinées sous l’effet d’un plafond trop bas servent à optimiser l’acoustique du lieu. D’un synthé s’échappe le son répétitif de la boucle sonore, comme une vague. Etrange impression. Dans cet espace confiné, oppressant, le visiteur est invité au délassement. C’est une expérience corporelle, tout autant que visuelle et auditive.

Pour ces précédents travaux, Monika Stalder a beaucoup travaillé le papier. Là, elle a choisi de se confronter à la peinture minimaliste de grand format. Ses toiles sont «presque monochromes». A la lumière des néons, les tons noirs deviennent absorbants ou réfléchissants. Cinq couches de peinture donnent à la surface un aspect quasi tridimensionnel. En somme, l’artiste propose une œuvre déroutante faite de répétitions et de variations.

Entre galerie et club underground, les visiteurs sont invités à explorer l’espace ténu dans lequel voir et entendre se confondent. doreen enssle

Neuchâtel CAN, faubourg de l’Hôpital 9, jusqu’au 19 mars. Live: Price, vendredi 24 février à 21h; Fredo Ignazio/Dj Marie, samedi 4 mars à 21h;

Flo Kaufmann dimanche 12 mars à 15h.

Finissage: CAN all stars samedi 18 mars à 18h.


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