16.02.2017, 00:01  

Dans l’antre d’ateliers particuliers

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 16.02.2017, 00:01   Dans l’antre d’ateliers particuliers

NEUCHÂTEL - Des étudiants de l’Académie de Meuron s’invitent chez des peintres.

«J’adore! Si un jour j’ai un atelier, je l’imagine comme ça!», s’exclame Delia. «C’est vrai, on se sent bien ici, il règne une bonne atmosphère», confirme sa camarade Morgane. Une vingtaine d’étudiants de deuxième année de l’Académie de Meuron de Neuchâtel ont, hier matin, inversé les rôles. Plutôt que de recevoir un artiste dans leur établissement, ce sont eux...

«J’adore! Si un jour j’ai un atelier, je l’imagine comme ça!», s’exclame Delia. «C’est vrai, on se sent bien ici, il règne une bonne atmosphère», confirme sa camarade Morgane. Une vingtaine d’étudiants de deuxième année de l’Académie de Meuron de Neuchâtel ont, hier matin, inversé les rôles. Plutôt que de recevoir un artiste dans leur établissement, ce sont eux qui se sont déplacés dans les ateliers de deux artistes peintres.

Découvrir ses techniques

A les écouter, c’est celui de Léopold Rabus qui leur a tapé dans l’œil. «Il est vrai que la première visite du matin, chez Jean-Thomas Vanotti, était moins décontractée. Ils ont dû se déchausser et l’ambiance est, chez lui, plus zen, donc plus aseptisée», sourit le plasticien Francisco Da Mata. Lui qui accompagne ces étudiants dans le développement de leur projet personnel. De même qu’hier lors de ce workshop extra muros.

«Pénétrer dans l’atelier d’un artiste, c’est très différent que de le rencontrer dans une galerie», commente Rosalie. «On est moins gêné de l’approcher, on ose lui poser des questions.» Des questions ayant trait à quoi justement? «La signification des œuvres que l’on découvre, sa manière de travailler», répond Killian. «Et aussi, ici, pourquoi, il peint souvent des scènes réalistes dans des situations qui sont, elles, surréalistes».

Leur hôte, qui, il fut un temps, a également fréquenté l’Académie de Meuron, dit apprécier cette visite. «Découvrir les techniques d’un artiste, ses bases, c’est très intéressant. Moi qui suis fan de Pierre Bonnard (réd: peintre français décédé en 1947), j’aurais rêvé de savoir de quelle manière il abordait ses toiles

Joueur de cor des Alpes

Quand bien même il affirme appartenir à la minorité de créateurs n’aimant ni parler d’eux-mêmes ni réduire l’art à des mots, Léopold Rabus s’est plu à décrire sa démarche. Cela en déployant sa panoplie allant des petits essais aux toiles imposantes. «Je n’aime pas trop travailler l’harmonie d’un tableau. Je préfère axer sur un, voire deux détails, de manière très précise, afin que ce soit eux qui captent l’attention.» Et celui qui vit de son art depuis une vingtaine d’années de démontrer ses autres talents. Saisissant le cor des Alpes appuyé contre un mur de son atelier, il se met à souffler dedans, provoquant une surprise, se muant en admiration générale. Question d’épater plus encore la galerie, Léopold Rabus lance une vidéo sur son ordinateur présentant sa «musique favorite», folklorique, avec costumes ad hoc et accordéon. Le tout en langue allemande. Ravis par ce côté décalé, les étudiants s’en sont allés, Léopold Rabus constatant, soudainement stressé, qu’il est temps de courir chercher sa fille. Ravi, l’initiateur de cette visite, Francisco Da Mata l’était aussi. «Nous allons refaire cela de manière plus ponctuelle


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