02.09.2017, 00:01  

Benjamin Jendly et Monika Jornod lâchent leurs créatures

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 02.09.2017, 00:01   Benjamin Jendly et Monika Jornod lâchent leurs créatures

Par doreen enssle

EXPOSITION - Enfants terribles, vaudou et personnages mi-bêtes, mi-hommes se sont installés à la Tour de Diesse..

Des personnages singuliers ont emménagé à la galerie de la Tour de Diesse. Des créatures qui semblent tout droit sorties de l’imagination du Neuchâtelois Benjamin Jendly et de l’artiste croate Monika Jornod. A découvrir jusqu’au 16 septembre.

De prime abord, le style des deux artistes diffère du tout au tout....

Des personnages singuliers ont emménagé à la galerie de la Tour de Diesse. Des créatures qui semblent tout droit sorties de l’imagination du Neuchâtelois Benjamin Jendly et de l’artiste croate Monika Jornod. A découvrir jusqu’au 16 septembre.

De prime abord, le style des deux artistes diffère du tout au tout. Chez le street-artiste et musicien Benjamin Jendly, le coup de pinceau est brut. Les visages de ses «enfants terribles» sont disproportionnés. Les couleurs primaires. A l’opposé, Monika Jornod travaille la finesse du trait. Ces personnages mi-humains mi-animaux dégagent une forte sensibilité malgré l’absence de visage ou d’expression.

Dans les travaux des deux artistes, on retrouve pourtant des questionnements très personnels. Chez Benjamin Jendly, alias Silas, la couronne de l’enfant roi s’inverse, symbole du passage de l’enfance à l’adolescence. Le street-artiste avoue avoir traversé «une très forte crise d’adolescence». Et les croix inversées sur le front de certains de ses petits monstres ne sont pas, comme on pourrait le croire, un symbole satanique. «C’est plutôt un signe d’opposition aux dogmes religieux, et plus largement aux règles institutionnelles. Je n’aime pas trop ce qui est lisse. Je préfère les gens qui ne rentrent pas dans le moule».

«Ode aux vêtements»

Monika Jornod, elle, préfère travailler à l’encre de Chine et aquarelle. Dans sa série «Ode aux vêtements», elle s’impose le thème des habits qui sont «comme une maison» pour elle. Les animaux sont également omniprésents dans la plupart de ces tableaux. Ce sont souvent des formes hybrides mi-humaines, mi-animales, comme ce corps de femme à l’allure porcine. Un tableau pour lequel l’artiste s’est inspirée du roman «La ferme des animaux» de George Orwell. Monkia Jornod ne cherche pas à donner un sens précis à ses tableaux. «Ce qui m’importe, c’est plutôt de développer ma propre langue visuelle.» Grâce à celle-ci, l’artiste nous emmène dans son univers fantastique, plein de bienveillance et de fragilité. doreen enssle

INFO +

Neuchâtel:

Tour de Diesse. Jusqu’au 16 septembre.

Ouvert ma-ve de 14h30 à 18h, sa de 10h à 12h et de 14h à 17h, di de 15h à 17h


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