26.05.2012, 00:01  

Plonk et Replonk chez Ruquier

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Par SYLVIE BALMER

TELEVISION - Invités à Paris, les ambassadeurs des Montagnes gardent la tête froide.

Après la Chine et le Vietnam, les éditeurs chaux-de-fonniers Plonk et Replonk continuent d'élargir leur public. Invités par la chaine de télévision France 2, Jacques et Hubert Froidevaux étaient sur le plateau de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché", samedi dernier. Une émission qu'on pourra revoir demain, à 21h01 précises, sur TV5 Monde.

On vous connaît plutôt iconoclastes... Qu'est-ce que les Plonk sont allés faire dans cette galère?

Hubert: On s'est nous-mêmes posé la question... En fait, l'invitation est liée à notre exposition au Musée de la Poste, à Paris. Ruquier, qui aime beaucoup ce qu'on fait, nous avait déjà sollicités en janvier mais nous avions refusé. En plein montage de l'expo, on n'avait pas le temps.

Essuyer un refus, ça ne doit pas leur arriver souvent...

Jacques: On n'est pas forcément à l'aise dans ce genre de truc. Quand les caméras viennent dans notre univers, c'est plus facile. On n'est pas des bêtes de plateau et à la télévision, une demi-seconde de blanc, c'est déjà trop. Nous, on produit des textes et des images rigolotes, mais on n'est pas des cabarettiers! Ça créé parfois des malentendus. On s'attend à ce qu'on mette l'ambiance, qu'on fasse des claquettes. En fait, on est normaux...

C'est vous qui le dites... Passer chez Ruquier, c'est une reconnaissance?

Les deux: (Rires). Absolument pas! C'est juste une histoire de connexion, de service de presse avec le Musée de la Poste. En tout cas pas une consécration!

Bon accueil à la télé?

Hubert: Comme sur China Airlines, le service minimum! Il faut dire que France 2 doit recevoir en tout quelque 150 invités chaque jour, on est noyé dans la masse. Ruquier est passé cinq minutes dans nos loges avant l'émission pour nous dire bonjour, ou plutôt pour vérifier que tout le monde était bien là. On nous a chichement offert un verre de blanc, mais ni cervelas ni fondue, à peine des petits trucs à picorer avec des cure-dents... Et à la fin, après 3h30 de plateau, ils sont partis sans même nous dire au-revoir... Tous!

Sans dire au revoir mais en emportant les tongs et la Rolex en bronze?

Hubert: Rien du tout! La journaliste Audrey Pulvar aurait bien aimé qu'on lui offre la pinaillette mais on lui a dit que c'était à vendre. Du coup, elle l'a pas achetée. Sinon, vous pouvez nous demandez combien on a été payés, pour répondre à tous ceux qui nous le demandent depuis...

Combien vous avez été payés pour participer à l'émission?

Hubert: Pas un rond! Le billet de train et la nuit d'hôtel ont été pris en charge par le Musée de la Poste. La production d'"On n'est pas couché" nous a offert un verre de blanc et... le taxi pour quitter les lieux.

Les visites ont triplé sur votre site depuis, vous êtes célèbres... C'est riche un Plonk?

Les deux: Non, pas encore! Notre idée (on a banni le mot "concept" de notre vocabulaire depuis Expo 02, celui de nous deux qui le dit a une claque). Notre idée, donc, a permis de créér six postes de travail, entre 50 et 100% dont les deux nôtres. Pour les visites, c'est vrai qu'on a enregistré un pic. Ah! Et puis, avec l'émission, on a surtout pu retrouver une vieille copine d'il y a 30 ans, installée dans le sud de la France. C'était le côté sympa de l'émission.


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