21.04.2017, 01:04

Après le Stop Gliss Bio, ils se mettent à la mousse bio

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 21.04.2017, 01:04 Après le Stop Gliss Bio, ils se mettent à la mousse bio

DÉSHERBAGE La Chaux-de-Fonds acquiert une machine révolutionnaire.

Si vous vous baladez du côté du cimetière la semaine prochaine et que vous la voyez en action, ne vous mettez pas à croire que La Chaux-de-Fonds veut intoxiquer ses morts...

La nouvelle machine à désherber, blanche et verte, tient dans une remorque, son bras ressemble à un aspirateur et, surtout, elle crache de la mousse bio chaude. Ça...

Si vous vous baladez du côté du cimetière la semaine prochaine et que vous la voyez en action, ne vous mettez pas à croire que La Chaux-de-Fonds veut intoxiquer ses morts...

La nouvelle machine à désherber, blanche et verte, tient dans une remorque, son bras ressemble à un aspirateur et, surtout, elle crache de la mousse bio chaude. Ça ressemble aussi à une petite révolution pour les équipes du secteur vert du Service communal des espaces publics (SEP). «Et dites bien que ce n’est pas toxique, parce que les gens qu’on croise nous posent la question», précise Donato Sabatino, employé du SEP.

Primée en 2012 lors de salons professionnels, la tueuse de mauvaises herbes a été testée puis acquise pour le prix de 43 092 francs par la Métropole horlogère. La mousse est fabriquée à base d’huiles et de sucres naturels. Mélangée à l’eau, elle sort à plus de 90 degrés et «cuit» la plante récalcitrante. La composition de la mousse permet au mélange de rester chaud juste assez longtemps pour faire son œuvre. Donato Sabatino nous fait une démonstration sur la place de la Colombe: la dent-de-lion s’aplatit en quelques secondes. Le lendemain elle sera brune, et il suffira de passer un coup de balai en fin de semaine. Les autres graminées, achillées et plantains qui s’étaient insinués entre les pavés subiront le même sort.

Faire souvent le plein

«La machine fonctionne avec une génératrice et une chaudière, elle contient deux réservoirs: un de 1000 litres d’eau, et l’autre de mousse. Cette dernière composante représente moins de 1% du mélange», détaille Denis Finger, responsable adjoint du secteur vert. Le seul inconvénient: au bout d’une heure et demie d’utilisation intensive, il faut remplir le jerricane de flotte.

En deux semaines, les «désherbeurs» ont constaté qu’ils travaillent quatre à cinq fois plus vite que quand ils y allaient à la binette pour arracher, ou au gaz pour brûler. A mesure que les plantes s’affaissent, le moral des hommes du secteur vert se redresse. Responsable d’une petite équipe, Donato Sabatino confirme: «Pour cette petite place, il nous fallait une grosse demi-journée à quatre. Maintenant, on en fait le tour à deux en deux heures et demie.» Et les deux autres collèges? «En ce moment, ils font des travaux de lavage.»

Rattraper le retard

Bekir Omerovic répond à la question suivante, qui coule de source: «Non, on ne va pas en profiter pour dégraisser les effectifs, mais plutôt pour rattraper notre retard», se réjouit le voyer-chef adjoint. En ces temps difficiles pour La Chaux-de-Fonds, les mauvaises herbes en avaient profité pour s’installer un peu partout, en particulier sur les nombreux secteurs pavés que compte la ville.

Le plan de bataille: passer deux fois les places principales à la désherbeuse d’ici l’hiver. Pour les années suivantes, un seul passage devrait être nécessaire.

Au Locle aussi

Le Locle a été plus discret que La Chaux-de-Fonds. La Mère-Commune n’a pas invité les médias, mais, à la voirie communale, on nous indique que Le Locle aussi vient d’acquérir une machine à désherber qui mousse semble-t-il tout autant que sa consœur chaux-de-fonnière.

A Neuchâtel, on n’en est pas encore là. Mais à l’image des deux autres villes, la capitale cantonale a aussi abandonné les herbicides depuis un bout de temps. Fini, le glyphosate. A part, jusqu’à il y a trois ou quatre ans, quelques injections, plante par plante, pour traiter la renouée du Japon, par exemple. Le désherbage se fait donc mécaniquement, à l’aide de griffes ou d’autres outils, thermiques par exemple. «Ou même encore manuellement dans certains cas, c’est un mal nécessaire», confie Vincent Deprez, le responsable du Service communal des parcs et promenades à Neuchâtel.


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