27.09.2016, 00:01  

Clients du Moyen-Orient chez Geosatis cette semaine

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José Demetrio (au second plan), le patron comblé d’une start-up qui monte dans le classement.

LE NOIRMONT - La petite start-up née il y a cinq ans grandit à vue d’œil.

Décidément, les bracelets électroniques de la start-up jurassienne Geosatis, hissée la semaine dernière au 54e rang des cent meilleures de Suisse (64e en 2015), attirent des puissants de la Terre entière. Mille ont été produits à ce jour et sont loués 5 dollars (4 fr.85) par jour.

On pouvait lire, récemment, dans «Le Quotidien jurassien» que des clients potentiels du Moyen-Orient seront de passage cette semaine dans les locaux de la boîte du Noirmont.

«Nous avons déjà reçu la visite d’un grand pays du Moyen-Orient», confie José Demetrio, patron de Geosatis. «Et ces jours, nous allons en effet accueillir la délégation d’un très grand pays, qui s’ouvre au monde et placé entre ce que je vais appeler, pour être flou et ne pas le désigner trop clairement, l’Eurasie et le Moyen-Orient.»

Quelque dix personnes du gouvernement dont l’identité est gardée secrète se retrouveront entre les murs de l’entreprise. «Des directeurs de la justice et de la police, à fort impact décisionnel. Et il y a deux semaines, c’était le lieutenant-colonel, qui peut accepter d’accorder jusqu’à un million pour une commande, qui est arrivé au Noirmont.»

Ont déjà signé avec les Francs-Montagnards: l’Afrique du Sud (20 bracelets d’ici à 2020) et la Lituanie. Une dizaine d’autres pays d’Amérique du Nord, du Sud, d’Asie ou d’Europe, testent actuellement le matériel, élaboré dans le Jura et entièrement assemblé chez Cloos Electronic, au Locle. «Hier, nous avons commencé une démonstration de nos produits au Pérou, après une convocation gouvernementale», lâche José Demetrio, le patron de Geosatis.

Tous les continents intéressés

«En ce moment même on a pas mal d’offres en cours en Amérique du Sud, en Australie, et en Afrique aussi. Nous sommes en discussion avec tous les pays du Maghreb. Et des représentants de trois d’entre eux sont déjà venus au Noirmont.»

Des cantons suisses sont en phase pilote avec ces bracelets électroniques. Quatre d’entre eux devraient passer à leur utilisation d’ici à 2023. Un jeune délinquant suisse en porte un.

La petite société veut passer à la commercialisation de ses bracelets, ce qui passe par un refinancement.

En début d’année, c’était du coup l’homme d’affaires Laurent Dassault, directeur général délégué du Groupe Industriel Marcel Dassault, qui a investi dans l’entreprise. Il viendra donc régulièrement au Noirmont. Un industriel suisse le rejoindra bientôt. «Nous sommes en train de boucler les négociations. Nous devrions annoncer son nom à la fin du mois d’octobre. Il en porte un, joli... Dans les affaires, il dirige pas mal de sociétés et bénéficie d’une assise financière, pas loin du milliard.»

Une des trois meilleures

Au comité des actionnaires sont entre autres réunis Swisscom, des industriels de l’horlogerie et de la pharma. Aucun doute, d’autres suivront.

Combien de millions Geosatis a-t-il donc levé depuis sa création, en 2011? «Entre six officiellement et huit quand nous aurons bouclé le‘Round’avec l’homme d’affaires suisse avec lequel nous sommes en pourparlers.»

Geosatis est également, aussi à coup de millions, sous contrat avec l’Agence spatiale européenne et une grande société de sécurité pour la surveillance d’objets de valeur particuliers dans le monde.

Environ une dizaine de sociétés produisent des bracelets électroniques d’accompagnement pour les prisonniers sur la planète. «La seule en Europe et en Suisse, c’est la nôtre. Qui se place parmi les trois meilleures du monde. Nous tirons notre force de la qualité suisse, de l’innovation, du savoir-faire... ainsi que de l’écoute du client!»

Qualité «rare» dans les autres sociétés leader, israéliennes et américaines évidemment, souligne-t-il aussitôt. «Pour rappel, nous ne sommes, nous, issus, ni de l’armée, ni du Mossad, ni de quoi que ce soit du genre militaire! Nous avons une éthique.»


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