09.09.2017, 00:01  

Sami Hafsi à la tête de la sûreté

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 09.09.2017, 00:01   Sami Hafsi à la tête de la sûreté

POLICE NEUCHÂTELOISE - Succède-t-on à Olivier Guéniat? Le nouveau chef de la police judiciaire accepte et prolongera l’héritage laissé par son prédécesseur.

Pas facile de succéder à une pointure comme Olivier Guéniat, policier de haut vol dont les immenses connaissances ont fait progresser les sciences criminelles. Pourtant, Sami Hafsi semble confiant, véritablement prêt à reprendre le flambeau dans la continuité de son prédécesseur, dont il était très proche. «J’hérite d’une police judiciaire performante, ouverte et novatrice, c’est l’héritage d’Olivier Guéniat...

Pas facile de succéder à une pointure comme Olivier Guéniat, policier de haut vol dont les immenses connaissances ont fait progresser les sciences criminelles. Pourtant, Sami Hafsi semble confiant, véritablement prêt à reprendre le flambeau dans la continuité de son prédécesseur, dont il était très proche. «J’hérite d’une police judiciaire performante, ouverte et novatrice, c’est l’héritage d’Olivier Guéniat que je souhaite faire perdurer.»

Au terme d’un large processus de sélection ouvert à l’interne et à l’externe de l’Etat, le commissaire Sami Hafsi a été désigné chef de la police judiciaire neuchâteloise. Âgé de 36 ans, marié et père de deux enfants, Sami Hafsi est titulaire d’un doctorat en sciences forensiques de l’Ecole des sciences criminelles de l’Université de Lausanne. Il a complété sa formation par un certificat d’études avancées en gestion publique.

A la police depuis 14 ans

Entré à la police neuchâteloise il y a quatorze ans comme inspecteur scientifique, Sami Hafsi occupe actuellement la fonction de chef du service forensique. Il est également membre d’un comité intercantonal chargé d’harmoniser les procédures de police scientifique, et chargé de cours à l’Institut de lutte contre la criminalité économique, à la Haute Ecole Arc de Neuchâtel.

«Le recrutement s’est fait à un très haut niveau, ce qui prouve l’attractivité du poste et la reconnaissance de notre police», se réjouit le conseiller d’Etat Alain Ribaux, en charge de la sécurité. «La candidature de Sami Hafsi a fait l’unanimité. Sa rigueur scientifique, ainsi que son ouverture et son dynamisme, nous ont convaincus.»

Son travail d’inspecteur scientifique lui a permis de tisser «d’étroits contacts avec la base», ce qui explique que sa nomination ait été «très bien accueillie, tant à la police judiciaire qu’à la gendarmerie», ajoute le commandant de la police neuchâteloise, Pascal Luthi. «Cette transversalité est primordiale.»

Le commandant attend de son nouveau chef de la sûreté «un grand souci pédagogique afin d’expliquer aux collègues et au public les tendances en matière de criminologie, les phénomènes, les risques, et d’apporter des analyses éclairées sur les faits divers qui génèrent des émotions».

Judoka de haut niveau

Sami Hafsi endossera ses nouvelles fonctions le 1er octobre. En tant que chef de la sûreté, il intégrera également le comité de direction de la police neuchâteloise, avec pour mission de préparer la police de demain, «une police bien plus numérique, davantage guidée par les services de renseignement pour fixer des priorités, car il n’est pas possible de courir tous les lièvres à la fois», explique Pascal Luthi.

Hier, le commissaire Sami Hafsi s’est montré très à l’aise pour son baptême du feu devant les médias. Cet ancien sportif d’élite, 1er dan de Judo, a appris à gérer la pression depuis sa plus tendre jeunesse.

Ses origines? «Je suis né d’une mère franco-suisse et d’un père tunisien», raconte le nouveau chef de la sûreté, qui a grandi dans la région d’Yverdon-les-Bains (VD), où il réside. Son attachement au canton de Neuchâtel, il le prouve au quotidien, dans son travail, depuis quatorze ans: «Je peux vous dire que nous avons reçu quelques appels du pied de la part de la police vaudoise pour qu’il intègre leurs rangs», confie le commandant Pascal Luthi. «Sami Hafsi a préféré mettre ses compétences au service de la police neuchâteloise, ce qui nous réjouit!»

le contexte

En mai dernier, Olivier Guéniat, chef de la sûreté neuchâteloise depuis près de 20 ans, mettait fin à ses jours. Le superflic, connu dans toute la Suisse et au-delà des frontières pour son immense savoir scientifique en matière de stupéfiants, laissait la police judiciaire orpheline. Le nom de son successeur a été dévoilé hier devant la presse.


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