21.06.2012, 00:01  

Partisans du RER en campagne

Abonnés
chargement
Aux côtés de Raymond Stauffer, Laurent Kurth, Michael Neininger et Alain Ribaux (à droite). 
DAVID MARCHON

 21.06.2012, 00:01   Partisans du RER en campagne

Par LEO BYSAETH

VOTATION DU 23 SEPTEMBRE - Des ténors de tous les milieux se mobilisent.

On le savait en gestation. Il a choisi d'accoucher hier après-midi. Le comité Oui au RER s'est présenté à Auvernier. Les trois seuls politiques de ce groupe qui se veut citoyen et rassembleur sont Alain Ribaux - qui le préside -, Laurent Kurth et le conseiller national Laurent Favre.

A leurs côtés, une brochette de personnalités les ont...

On le savait en gestation. Il a choisi d'accoucher hier après-midi. Le comité Oui au RER s'est présenté à Auvernier. Les trois seuls politiques de ce groupe qui se veut citoyen et rassembleur sont Alain Ribaux - qui le préside -, Laurent Kurth et le conseiller national Laurent Favre.

A leurs côtés, une brochette de personnalités les ont rejoints, dans l'idée d'entraîner un maximum de gens pour qui ils sont une référence, chacun dans son milieu. Et le spectre est large: le hockeyeur Michael Neininger côtoie le capitaine d'industrie Raymond Stauffer, la directrice de la HE-Arc Brigitte Bachelard et le directeur du théâtre du Passage Robert Bouvier.

Le comité intègre également un représentant du groupe Lien (Liaison express neuchâteloise), le Chaux-de-Fonnier Francis Kauffmann et... le directeur de la Cinémathèque suisse, Frédéric Maire. Martin Mayoly, de l'hôtel Alpes et Lac, a rejoint le comité pour montrer l'importance du RER-Transrun pour la branche hôtelière. "Nous sommes en concurrence avec l'offre touristique de toute la Suisse. Actuellement, depuis Neuchâtel, il faut 21 minutes pour se rendre à Yverdon... et 34 pour aller à La Chaux-de-Fonds", a-t-il noté.

Raymond Stauffer a dressé un parallèle entre le réseau de chemin de fer et le réseau de fibres optiques. "Si on avait consulté le peuple sur les investissements nécessaires, on aurait sans doute dit que c'était trop cher. Or, sans parler des autres infrastructures, globalement, tous ensemble, nous avons investi 250millions. A qui viendrait-il à l'idée aujourd'hui de dire qu'on peut se passer d'internet?" Convaincu que le projet est "le seul moyen de connecter le canton au reste de la Suisse", le capitaine d'industrie conclut par un bon mot: "Si on investit trop, on risque de mourir, si on n'investit plus, c'est qu'on est déjà mort, même si on ne le sait pas."

Robert Bouvier se dit convaincu que le projet "mérite un peu d'audace". "Actuellement, il est très difficile de faire venir le public lémanique à Neuchâtel, encore plus à La Chaux-de-Fonds." Sans parler des artistes: les temps de transport sont beaucoup trop longs pour espérer par exemple accueillir des répétitions dans le Haut.

Brigitte Bachelard a mis l'accent sur la mobilité croissante de la jeunesse en formation, mais aussi sur les besoins en continuelle hausse dans la formation continue. "Si on ne le fait pas, on se demandera pourquoi on ne l'a pas fait!"

Enthousiaste, Francis Kauffmann estime que le RER neuchâtelois est "le meilleur projet ferroviaire qu'on présente en Suisse actuellement". Il a appelé les citoyens à comprendre qu'il s'agissait d'un investissement, qui rapportera.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top