14.03.2017, 00:01  

Les trois ministres socialistes sont remontés à bloc

Abonnés
chargement
De gauche à droite: la présidente du PSN Corine Bolay-Mercier et les conseillers d’Etat Jean-Nat Karakash, Monika Maire-Hefti et Laurent Kurth.

 14.03.2017, 00:01   Les trois ministres socialistes sont remontés à bloc

ÉLECTIONS CANTONALES - Défense d’un bilan et volonté de continuer le travail.

Comme ils l’avaient déjà annoncé l’automne dernier, les trois conseillers d’Etat qui permettent au gouvernement neuchâtelois d’avoir une majorité de gauche n’ont qu’une envie: continuer le boulot qu’ils ont commencé.

A trois semaines des élections, Jean-Nat Karakash, Monika Maire-Hefti et Laurent Kurth ont invité la presse au siège du Parti socialiste neuchâtelois. Tous trois candidats à leur propre réélection, ils...

Comme ils l’avaient déjà annoncé l’automne dernier, les trois conseillers d’Etat qui permettent au gouvernement neuchâtelois d’avoir une majorité de gauche n’ont qu’une envie: continuer le boulot qu’ils ont commencé.

A trois semaines des élections, Jean-Nat Karakash, Monika Maire-Hefti et Laurent Kurth ont invité la presse au siège du Parti socialiste neuchâtelois. Tous trois candidats à leur propre réélection, ils ont défendu leur bilan et présenté «au-delà des belles théories, des projets d’avenir».

Ils estiment avoir «assumé (leurs) responsabilités avec compétence, cohérence et collégialité» et avoir «un bilan solide à (leur) actif.» Surtout, et c’est ce qui les motive le plus, ils estiment avoir «posé les bases pour améliorer durablement la situation» du canton.

Ils entendent poursuivre leur activité au sein d’un gouvernement dont la collégialité n’a jamais été prise en défaut.

Nouvelle loi sur les finances de l’Etat et des communes, relance d’une politique cantonale du logement, reconnaissance fédérale de Microcity Pôle d’innovation, politique sanitaire globale, tels sont, entre autres, les avancées réalisées au cours de la législature par le gouvernement.

A la tête de l’Economie et de l’Action sociale, Jean-Nat Karakash a insisté sur la nécessité de l’assainissement financier de l’Etat et sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles entamées et qui, estime-t-il, donneront des fruits sur le long terme.

En charge de l’Education et de la Famille, Monika Maire-Hefti a dressé une longue liste des améliorations concrètes en faveur de la population: augmentation des allocations familiales (+20 fr.), création de nouvelles places d’apprentissage, hausse de près de trois millions de francs pour répondre aux besoins éducatifs particuliers, création d’environ 1500 places d’accueil pour les enfants.

Quant à Laurent Kurth, qui dirige la Santé et les Finances, il a défendu la méthode de ce gouvernement qui a défini des priorités pour construire l’avenir. Il a aussi insisté sur la nécessité de revoir le frein à l’investissement, afin que l’Etat puisse être davantage en phase avec les réalités économiques.

«Je n’ai pas honte»

Les critiques lancées ne les ébranlent nullement. «Oui, nous avons pris des mesures douloureuses», reconnaît Jean-Nat Karakash. «Mais ce n’est pas par plaisir que l’on fait un programme d’assainissement. Nous avons la conviction que nous faisons quelque chose d’utile et de nécessaire. Dans le cas contraire, on s’en dispenserait très volontiers!»

Le ministre balaie les reproches brandis notamment par la gauche du PSN, qui accuse les trois socialistes du gouvernement de mener une politique qui n’a plus rien d’une politique de gauche. «Au fond, ce qu’ils nous reprochent, c’est la mauvaise situation économique», analyse Jean-Nat Karakash. En tout cas, il assume les mesures prises: «Je n’ai pas honte de me regarder dans le miroir.»

Laurent Kurth remarque que «dans les périodes difficiles, on parle beaucoup plus de l’action de l’Etat que dans les périodes plus calmes». Et si «manifester est légitime, au-delà des manifestations, il s’agit de concrétiser».

La crise profonde que traverse le canton met l’Etat sous pression: «C’est en quelque sorte une double peine», suggère Jean-Nat Karakash, car «les besoins augmentent alors que les moyens pour faire face diminuent.» Or, «depuis quinze ans nous échouons à résorber le déficit structurel». Désormais «le canton est dos au mur et doit assainir ses finances.»

Les trois ministres socialistes estiment être les personnes adéquates pour faire pièce à la fois «aux autruches qui vont nier la nécessité des réformes» et «à ceux qui sont prêts à tout sacrifier sans état d’âme pour préserver leurs intérêts». «Dans ce contexte, nous doutons qu’un changement de gouvernement apporterait des solutions», lance Jean-Nat Karakash.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top