07.02.2017, 00:01  

Vers un cerveau suisse pour les montres connectées

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Nouvelle collaboration pour le CSEM dans l’internet des objets.

 07.02.2017, 00:01   Vers un cerveau suisse pour les montres connectées

ÉLECTRONIQUE - Le CSEM et Swatch annoncent collaborer dans un système d’exploitation sur mesure pour les montres.

Il est perçu par certains comme le chaînon qui risquait de manquer pour assurer un avenir connecté à l’horlogerie suisse: un système d’exploitation Swiss made est bel et bien en gestation dans l’Arc jurassien. Le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), à Neuchâtel, et l’un de ses actionnaires historiques, le groupe Swatch, viennent d’annoncer une nouvelle collaboration...

Il est perçu par certains comme le chaînon qui risquait de manquer pour assurer un avenir connecté à l’horlogerie suisse: un système d’exploitation Swiss made est bel et bien en gestation dans l’Arc jurassien. Le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), à Neuchâtel, et l’un de ses actionnaires historiques, le groupe Swatch, viennent d’annoncer une nouvelle collaboration dans ce sens. Après une fuite dans la «NZZ am Sonntag», le CSEM a communiqué pour confirmer l’information.

Il s’agit d’assurer le développement du cerveau des montres connectées: système d’exploitation, circuit intégré et système de transmission de données. Une plateforme sur mesure et totalement inédite qui devrait assurer au groupe une totale indépendance vis-à-vis des géants américains comme le WatchOS d’Apple, Android wear (Google, équipant notamment Tag Heuer) ou Tizen (Linux/Samsung). Il est prévu d’annoncer la sortie des premiers produits équipés à fin 2018. La nouvelle enthousiasme Xavier Comtesse, l’ex-directeur du think tank Avenir Suisse et notoire contempteur d’un certain immobilisme horloger. Il y a encore quelques jours, il se fendait d’un billet sur le blog qu’il tient à «La Tribune de Genève», relatant le succès californien en matière de montre connectée: «L’Apple Watch avance, l’horlogerie suisse recule», écrivait-il. «C’est exactement ce qu’il fallait au bon moment», jubile donc désormais le spécialiste. Il note que le groupe Swatch ne manque pas d’atouts. «Un système d’exploitation n’est pas si compliqué à produire. Et tant au niveau des piles que des circuits intégrés à très basse consommation, le groupe bénéficie d’une solide avance dans le ‘hardware’lié à un tel programme». Les premières sont développées par Renata à Ittigen, tandis que les seconds sont une spécialité d’EM Microelectronic à Marin, toutes deux filiales de Swatch group. Démarrer la conception d’un OS sur mesure, plutôt que réaliser une version réduite d’un système d’exploitation pour les ordinateurs constituerait également un avantage à mettre à l’actif d’un OS «régional». Reste la question de la plateforme d’applications. «Le code sera-t-il ouvert pour que des développeurs puissent s’emparer de l’environnement Swatch»? Cette question n’est pas tranchée. «ça serait vraiment gonflé de leur part, et vraiment génial», estime Xavier Comtesse. Reste un point sur lequel il se montre sceptique. Les promoteurs du futur OS annoncent, en opposition à l’obsolescence programmée des produits électroniques courants: «Le système est conçu pour durer et ne nécessite pas de mise à jour régulière».

Pour Xavier Comtesse, «Viser la durabilité, c’est bien. Annoncer qu’on tient l’éternité, c’est une bêtise. Un système d’exploitation, c’est comme un livre. Il y a forcément une faute, une faille, un bug quelque part. Il faut toujours une version mise à jour». luc-olivier erard


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