«Squid Game»: c’est pas du jeu!

Selon Netflix, il faut ab-so-lu-ment voir cette nouvelle série ultra-violente. Vraiment? La réaction d’Eric Lecluyse, rédacteur en chef d’«ArcInfo».
18 oct. 2021, 05:30
/ Màj. le 18 oct. 2021 à 08:42
Eric Lecluyse.

Sont forts, ces Américains. Souvenez-vous: au début des années 2000, des sites de type «trombinoscope» comme Copains d’avant se taillent un beau succès. C’est sympa, le web, on peut retrouver des amis qu’on a perdus de vue depuis un bail.

Mais qui va rafler la mise en lançant sa version française en 2008? C’est l’américain Facebook (littéralement «trombinoscope» en anglais).

Car Facebook ne se contente pas d’être sympa. La plateforme a su se montrer indispensable. Nous lui confions désormais nos données les yeux fermés. Même la panne géante du 4 octobre n’y a rien changé, ou presque: les clients restent captifs.

Captifs, les personnages de «Squid Game» le sont aussi. Pas sûr que cette série sud-coréenne ultra-violente aurait connu un tel succès si elle avait été promue comme d’autres. Le scénario: des paumés endettés se retrouvent pris au piège, ils doivent suivre les règles de jeux sadiques sinon ils meurent.

Je ne sais pas, vous, mais moi, comme ça, ça ne me dit rien. Sauf que voilà: c’est la série phare du moment de Netflix, la société américaine qui veut la peau de nos chaînes de télé.

Alors Netflix raconte que c’est la série la plus vue de son histoire. Que tout le monde la regarde. Qu’il faut donc absolument la voir. Sinon… sinon quoi? L’exécution?

Mais moi, j’ai retenu la leçon de Facebook (qui m’a bien eu). Au risque de passer pour un arriéré, je ne regarderai pas «Squid Game». Enfin, pas maintenant. Quoique, sauf si des amis me le proposent… On verra…

Y a pas à dire, sont forts, ces Américains.

par Eric Lecluyse