«Satanée buée», l’air du temps de Matthieu Henguely

Vous aussi vous essayez de vous habituer au masque? Découvrez l’«Air du temps» de Matthieu Henguely.
05 nov. 2020, 05:30
/ Màj. le 12 nov. 2020 à 14:31
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«Je ne comprends pas cette résistance au port du masque. C’est pas comme si on nous demandait de porter un plug anal durant toute la journée!»

Comme ce pote vraiment dubitatif face à la virulence des corona-sceptiques, je me suis habitué à porter un masque. C’est pas que ça m’enchante, mais bon, le prix n’est pas cher payé pour que tout aille, on l’espère toujours, vite mieux.

Il y a quand même un truc agaçant dans cette histoire, c’est cette satanée buée qui se forme toutes les deux secondes sur les lunettes. Pour le myope que je suis, c’est un enfer, surtout quand on passe rapidement du train au bus pour rejoindre le bureau. On finit toujours par porter ses binocles au bout du bout de son nez, histoire de ne pas être trop dans le brouillard.

7h54, le train arrive en gare. Le bus 107 (dont le départ est normalement prévu pour 7h54…) n’est pas encore à son arrêt, j’ai donc une petite chance de l’attraper. Hop, hop, on grimpe les escaliers pour rejoindre l’arrêt au-dessus de la gare. Le bus arrive. Trois pas de course et… Bye-bye les lunettes. Cinq mètres en contrebas, sur les voies du train! Oui, j’avais oublié qu’elles étaient juste «posées» sur le bout du masque.

Verdict: 30 minutes de retard au bureau, après avoir ameuté tous les services de la gare. Merci d’ailleurs au mécano ayant retrouvé mes binocles.

Alors oui, la situation ne se serait certainement pas produite si on devait porter un instrument dans son derrière, mais je préfère être en retard une fois de temps en temps.

par Matthieu Henguely